Organiser sa vie dans un nouveau pays est à la fois excitant et stressant. La personne devient un expatrié. Elle porte habituellement toute son attention sur la vie qui l’attend à destination. Elle s’échine à prendre des dispositions concernant son futur logement ou son nouveau véhicule par exemple. Pour une famille, l’inscription des enfants dans un nouvel établissement scolaire est un sujet crucial. Que l’on choisisse de déménager pour une offre d’emploi attrayante, pour se rapprocher de la famille déjà installée là-bas, ou tout simplement pour une nouvelle aventure, il y a une foule de choses à organiser. Préparer son expatriation est souvent perçu comme commencer une nouvelle vie. Mais celle-ci passe également par considérer des éléments d’importance dans sa vie actuelle. Alors, six préparatifs sont incontournables pour régler ses affaires avant de partir :

1. Décider quoi faire de son logement

Dans le cas d’une personne qui loue un appartement ou une maison, il y a des contraintes pour mettre un terme à son bail avant échéance. Il est souvent plus facile d’attendre la fin de son bail pour synchroniser son départ du pays. Dans l’hypothèse d’une affectation professionnelle survenant au cours de la période de location, il est recommandé de prendre des dispositions avec son propriétaire dès que la date de départ est connue. En l’informant suffisamment à l’avance, il est plus facile de trouver un compromis pour une cessation anticipée du bail.

Dans le cas d’une personne qui est propriétaire de son logement, celle-ci doit envisager soit de le mettre en vente, soit de le mettre en location, soit de le conserver sans locataire. De multiples facteurs penchent pour l’une ou l’autre des options. C’est avant tout la gestion à distance d’une vente après sa date de départ, l’entretien d’un logement vide ou le suivi avec ses locataires depuis l’étranger qui représentent les plus grands défis. Il est alors essentiel de s’entourer de proches restés au pays ou de s’appuyer sur les services professionnels soit d’un agent immobilier soit d’une agence pour la gestion de son bien mis en location.

2. Entreposer ses biens et ses effets personnels

Un départ à l’étranger pour une courte ou une longue durée ne se traduit pas forcément par le déménagement de toutes ses possessions. Les expatriés décident parfois de conserver des meubles et des objets personnels qu’ils souhaiteraient retrouver une fois la période de vie à l’étranger terminée. La famille et les amis ne peuvent pas toujours offrir l’espace de stockage nécessaire. Louer un espace d’entreposage s’avère alors une nécessité. Le coût n’est pas anodin et l’expatrié doit mettre dans la balance la valeur pécuniaire et sentimentale de ses biens par rapport aux frais mensuels de l’entrepôt. Le risque est d’oublier de s’acquitter des frais à un moment donné et de perdre tout le contenu de son entrepôt. La distance rend parfois difficile le paiement des frais. Si le séjour à l’étranger est d’une durée définie, il est préférable alors de s’acquitter du montant de toute la période dont la personne a besoin.

3. Prendre les dispositions avec les administrations

En quittant son pays de résidence habituelle, une personne peut perdre sa protection sociale. Dépendamment des pays, l’expatrié perd ses droits au régime public de santé dès que son séjour à l’étranger dépasse une certaine durée. Il est recommandé de prendre contact avec sa régie d’assurance pour les informer au préalable. Connaître les conditions pour retrouver ses droits à son retour permet aussi de prendre sereinement les mesures adéquates.

Par rapport à sa situation fiscale, il faut s’informer s’il existe ou non une convention de non double imposition entre son pays et le pays d’expatriation. Si on perçoit des revenus (salaires, loyers etc.) dans les deux pays, il faut savoir comment se mettre en conformité avec les deux administrations fiscales. Selon que l’on est payé par un employeur local ou par son employeur actuel au pays a aussi un impact. Là où sera versé le salaire, dans son compte bancaire au pays ou dans une banque locale doit être pris en compte. Consulter un comptable ou un fiscaliste est hautement recommandé afin de prendre les dispositions nécessaires avant son départ.

4. Régler ses assurances privées

Les assurances à résilier avant le départ ou à conserver sont un sujet d’importance. Si l’expatrié conserve un bien immobilier dans son pays d’origine, l’assurance habitation sera à conserver mais devra être adaptée. Elle devra refléter son nouveau statut, celui de propriétaire non occupant. S’il est locataire mais que le bail n’est pas encore à échéance, même en son absence, le logement est sous sa responsabilité. L’expatrié devra conserver son assurance habitation jusqu’à la fin du bail. Si un occupant temporaire loge en son absence, il devra quand même conserver une assurance à moins que la personne qui sous-loue lui apporte la preuve d’une assurance habitation en son nom.

Si la personne en partance pour une expatriation vend sa voiture avant son départ, il est logique de résilier l’assurance automobile. Mais s’il compte amener son véhicule dans son pays d’expatriation, cela se complexifie. Dépendamment du pays de destination et de la durée de son séjour, son assureur ne pourra pas toujours lui offrir une couverture d’assurance. Il y a souvent un aspect légal qui entre en jeu. Il est nécessaire que la compagnie d’assurance soit homologuée localement. Changer d’assureur pour une compagnie d’assurance locale s’avèrera souvent la seule solution. L’expatrié pourrait alors perdre son historique de bon dossier d’assurance et être amené à payer une prime d’assurance automobile plus élevée.

5. Choisir une compagnie de déménagement international

La première étape est de demander des soumissions uniquement auprès des compagnies certifiées auprès de la Fédération Internationale des Déménageurs (FIDI) ou International Association of Movers (IAM) en anglais. L’ancienneté d’un membre est aussi un indicateur de la pérennité et du sérieux d’une compagnie de déménagement.

Par ailleurs, selon le pays de destination, certaines compagnies n’ont pas d’employés locaux et embauchent des ressources externes. Cela affecte la qualité du service car ces personnes ne sont pas forcément adéquatement formées ni ne respectent les standards de la compagnie. Il est recommandé de sélectionner un déménageur qui dispose localement d’une équipe de déménageurs employés et non pas issue d’une sous-traitance. Il en est de même du matériel qui sera employé par une compagnie. Il faut se méfier des compagnies qui utilisent des véhicules non sérigraphiés à leur marque ou emploient des personnes qui n’ont même pas une tenue vestimentaire avec un logo de la compagnie. Ces petits détails ne sont pas si anodins lorsque vient le temps de s’appuyer sur un expert de la mobilité internationale.

Comme pour tout service, lire les commentaires et les évaluations faites par d’autre clients est un incontournable dans son évaluation d’un prestataire. Les avis sont un très bon indicateur de la qualité de service d’un déménageur à l’international.

6. Souscrire une assurance médicale pour expatrié

Le dernier préparatif incontournable et non pas le moindre, est la souscription d’une assurance santé soins médicaux d’urgence. En effet, tout long séjour à l’étranger requiert de disposer d’une couverture médicale adéquate. Le régime de santé public dans son pays n’offre qu’une couverture d’une portée et d’une durée limitée. Seule une assurance santé pour expatrié protègera adéquatement la personne et sa famille lors de leur épisode de vie dans un nouveau pays de résidence.

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