Les 7 défis pour travailler à l’étranger

Quel que soit son pays de résidence et quel que soit le pays visé, rechercher une expérience professionnelle à l’étranger s’articule autour de défis similaires. À moins que l’on soit affecté à l’étranger par son employeur ou que l’on ait été recruté à distance, être demandeur d’emploi à l’étranger n’est pas facile. Celui qui part à l’étranger pour travailler devra s’y préparer et relever les sept défis suivants :

Se munir d’un visa ou d’un permis de travail

L’élément clé d’une expérience professionnelle à l’international est de disposer du droit légal de travailler dans le pays de destination. Ce prérequis s’acquiert selon des modalités propres à chaque pays. Les démarches peuvent être longues et demandent au requérant patience et persévérance. Divers types de documents sont fréquemment nécessaires pour une demande de visa : certificat d’autorisation de la police, certificat médical, copies des diplômes, extrait de casier judiciaire etc.

Pour les jeunes de 18 à 30 ans, le permis vacances travail facilite les démarches en réduisant fortement les délais d’un précieux sésame pour travailler dans un pays autre que le sien. Le PVT est un visa d’immigration temporaire qui s’adresse à ceux dont leur pays a signé des accords PVT avec d’autres nations.

Adapter son curriculum vitae

Chaque pays se distingue par sa culture professionnelle et son approche des aptitudes et des talents individuels. Un CV ne se rédige pas de la même manière d’un pays à l’autre. Tout candidat se devra de découvrir les codes et les coutumes afin de préparer son curriculum vitae adéquatement. Il devra être rédigé dans la langue locale afin de démontrer son employabilité. Puisque le voyageur ou l’expatrié en sera peut-être à sa première expérience internationale, il devra se munir de références solides. Obtenir des références des employeurs actuels et passés se prépare avant de partir travailler à l’étranger. Les documents attestant de sa formation scolaire et universitaire, idéalement avec une traduction dans la langue locale, sont importants dans sa démarche de recherche d’emploi.

Ajuster ses prétentions salariales

L’expérience professionnelle acquise dans son pays d’origine ne sera pas toujours reconnu à sa juste valeur. Il est souvent recommandé de privilégier l’obtention d’une première expérience localement que de rechercher le poste idéal au niveau salaire et description de tâches. Une fois que le cheminement professionnel est engagé dans son pays d’expatriation, il ne faut pas toujours garder son dernier salaire comme point de référence. En effet, la différence du coût de la vie d’un pays à l’autre influence beaucoup le niveau de rémunération. Par ailleurs, certaines professions peuvent être sous valorisées par rapport à son pays d’origine. L’inverse est vrai aussi. Les prétentions salariales se fixent en s’informant de la réalité du marché local et en cherchant des comparables.

Faire reconnaître ses qualifications

Le système éducatif peut être très différent dans le pays de destination. Son niveau d’étude ne correspond pas toujours à une réalité tangible sur un autre marché de l’emploi. Certains pays offrent alors des services pour aider à établir l’équivalence locale des diplômes. Cela ne garantit pas toujours que les employeurs y seront sensibles. Pour des branches professionnelles techniques, il sera peut-être nécessaire de réaliser une mise à niveau au sein d’un établissement d’enseignement local. La question de la reconnaissance de ses qualifications doit être abordée très tôt dans son processus d’expatriation afin de ne pas subir de déconvenues une fois sur place.

Savoir décrypter une offre d’emploi

Le jargon professionnel est propre à un secteur d’activité mais aussi à un pays. Ainsi, une même profession sera abordée dans un autre pays sous un angle différent avec certains termes et concepts inconnus chez soi. Il est alors recommandé de lire de nombreuses offres d’emploi afin d’intégrer les spécificités locales. Par ailleurs, un terme même similaire peut recouvrir une réalité bien différente. Lorsque l’expatrié est à destination, il pourra rencontrer des personnes et les interroger sur la réalité de leurs tâches au quotidien. Il devra choisir judicieusement ses mots pour définir le poste recherché. En conséquence de quoi, il pourra détecter les opportunités d’emploi qui n’en sont pas réellement et s’assurer plus facilement que le poste correspondra à l’idée qu’il s’en fait.

Réseauter et s’appuyer sur le bouche-à-oreille

De nombreuses opportunités d’emploi ne sont pas accessibles par les canaux traditionnels (offres d’emploi publiées). Dans certains pays, les postes d’emploi se comblent par une approche informelle, sur recommandation ou par cooptation. Se rapprocher de communautés d’expatriés et participer à leurs évènements sociaux sont un excellent vecteur pour tisser un réseau de contact et discuter des possibilités d’emploi. Les membres de ces communautés sont passés par les mêmes difficultés que rencontre tout nouvel arrivant. Ils seront en mesure d’alerter sur les embûches et de recommander les pistes pour optimiser ses chances de décrocher son premier emploi localement. Établir une liste d’entreprises intéressantes pour soi et planifier une candidature spontanée auprès de chacune d’entre elles est aussi à explorer.

Rassurer le futur employeur

Une fois les premiers défis relevés, les premiers entretiens d’embauche se déroulent. Rentre alors en jeu les mêmes critères de compétences, d’attitudes et de comportements que lors d’une recherche d’emploi dans son pays d’origine. À l’étranger, avec une plus ou moins grande maîtrise de la langue locale, le travailleur expatrié ou le voyageur menu d’un PVT devra déployer tout son talent pour rassurer son futur employeur. Ce dernier devra ressentir que le candidat comprend la réalité locale et saura s’intégrer dans une équipe qui ne connaît pas sa culture. L’adaptation rapide sont les maîtres mots d’une expérience de travail à l’étranger réussie.