Prendre ou ne pas prendre une assurance médicale lorsque l’on est un voyageur retraité est une question qui se pose de moins en moins en 2018. L’assurance voyage est clairement perçue comme une protection indispensable pour tout voyageur Snowbird voyageant pour une courte ou longue durée. Que la destination soit la Floride, l’Arizona ou encore le Mexique, la réalité des coûts de santé à l’étranger est considérée sérieusement. Qu’il s’agisse de mauvaises expériences partagées entre Snowbirds ou de situations dramatiques qui ont fait la une des journaux, elles sont récurrentes. Les voyageurs retraités canadiens comprennent dorénavant les risques financiers que représente une hospitalisation aux États-Unis ou ailleurs.

Chaque année, de nombreux Snowbirds pensent à leur prochain voyage, soit en phase initiale de la planification du budget ou en tant que décision de dernière minute. Le choix de son assurance voyage fait invariablement surface.

De moins en moins de voyageurs retraités la perçoivent comme une dépense inutile. Les plus réfractaires avancent encore les raisons suivantes :

  • Ils prévoient seulement un court séjour;
  • Ils sont en bonne santé;
  • Ils ne pensent pas avoir de nouvelles complications pour un état de santé préexistant;
  • Ils ne vont pas participer à des activités risquées;
  • La prime d’assurance est trop élevée et ils préfèrent prendre le risque.

La réalité en voyage peut rapidement rattraper ces voyageurs. Un accident de la circulation, une chute, une intoxication alimentaire ou la survenance d’un problème de santé que rien ne laissait présager, sont autant d’évènements qu’une assurance voyage couvrirait.

À l’inverse, un voyageur prévoyant se sera assuré de disposer d’une couverture médicale en bonne et due forme pour la totalité de son séjour à l’étranger. Or, répondre aux critères d’admissibilité et avoir rempli son questionnaire médical avec justesse et sans omission, n’est pas un gage de protection absolue.

Une assurance voyage pour Snowbird doit refléter en tout temps l’état de santé

Lors de l’établissement du contrat d’assurance voyage, celui-ci ne constitue pas une protection fixe dans le temps. Un contrat d’assurance voyage doit refléter l’état de santé et les conditions médicales préexistantes connues à la date d’entrée en vigueur. Plusieurs semaines à plusieurs mois peuvent séparer la date de souscription de la date à laquelle l’assurance voyage devient effective.

Les réponses au questionnaire médical formulées à la date de souscription ne resteront pas toujours identiques si le questionnaire médical était redemandé à la date d’entrée en vigueur de l’assurance. En effet, tout changement dans son état de santé entre ces deux dates modifie potentiellement les réponses à son questionnaire de santé.

La responsabilité incombe au voyageur assuré de reprendre contact avec son courtier ou son représentant en assurance. Il doit l’informer de tout changement de son état de santé entre la date de souscription et celle de son départ en vacances. Qu’il s’agisse de l’arrêt d’un médicament, d’un changement de posologie, d’une consultation en salle d’urgence ou de nouveaux symptômes diagnostiqués, il est impératif de vérifier que l’on reste admissible à l’assurance. Certains changements n’auront aucun impact. D’autres pourraient induire un changement dans la prime d’assurance exigible compte-tenu du changement de la période de stabilité pour telle ou telle condition médicale. Ne pas s’y conformer peut entrainer une exclusion à l’assurance pour tout ce qui sera relié directement ou indirectement à cette condition médicale.

Si une réclamation médicale est faite durant le séjour à l’étranger, l’assureur consultera le dossier médical canadien de l’assuré. Même si la nature des frais de santé engagés n’est pas reliée à la modification non déclarée d’un état de santé survenue avant le départ, cela entrainera des conséquences. Cela peut aller jusqu’au non-remboursement de toute facture médicale soumise.

Incidence lors d’un voyage couvert par deux compagnies d’assurance distinctes

Lorsqu’un Snowbird opte pour une couverture composée d’une assurance annuelle et d’une assurance voyage unique, chacune souscrite auprès d’un assureur différent, un point de vigilance doit retenir l’attention.

Lorsque la deuxième assurance devient effective, tous les évènements médicaux ou les changements dans l’état de santé survenus lors de période de voyage assurée par le premier assureur compte pour le deuxième assureur. Il est donc tout aussi impératif de contacter son courtier ou son représentant d’assurance au cours de son voyage. Il faut déclarer au deuxième assureur ce qui est survenu pendant la première période d’assurance. À défaut, les mêmes risques d’exclusion aux prestations d’assurance sont possibles.

Une assurance voyage ne couvre jamais toutes les situations

Après avoir pris toutes les dispositions afin que son assurance voyage reflète avec justesse son historique médical, le voyageur Snowbird doit garder à l’esprit certaines clauses de sa police d’assurance. La plupart des assurances voyages pour Snowbirds établit une liste habituelle d’exclusions. Certaines situations font en sorte qu’une réclamation ne sera pas honorée telles que :

  • Le défaut de présenter un rapport de police ou une preuve d’achat en cas de vol ou de perte de biens matériels;
  • Tout accident causé en état d’intoxication;
  • La visite d’un pays présentant un avis de risque élevé;
  • La pratique de certains sports extrêmes;

Chaque voyageur doit prendre le temps de lire toutes les exclusions à son contrat. Il peut discuter avec son courtier d’assurance pour en connaître la portée et les implications selon la destination ou les activités envisagées lors de son voyage.

Le retraité Snowbird est invité à lire en détail son certificat d’assurance et sa police d’assurance. Comprendre l’ensemble des termes et conditions le met à l’abri de fausses croyances sur sa protection médicale. Il se doit d’être proactif dès le moindre changement concernant son dossier médical. Son courtier d’assurance est là pour ajuster son assurance voyage afin de conserver l’admissibilité et le meilleur niveau de protection médicale.