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Les 7 défis pour travailler à l’étranger

1 December 2016

Quel que soit son pays de résidence et quel que soit le pays visé, rechercher une expérience professionnelle à l’étranger s’articule autour de défis similaires. À moins que l’on soit affecté à l’étranger par son employeur ou que l’on ait été recruté à distance, être demandeur d’emploi à l’étranger n’est pas facile. Celui qui part à l’étranger pour travailler devra s’y préparer et relever les sept défis suivants :

Se munir d’un visa ou d’un permis de travail

L’élément clé d’une expérience professionnelle à l’international est de disposer du droit légal de travailler dans le pays de destination. Ce prérequis s’acquiert selon des modalités propres à chaque pays. Les démarches peuvent être longues et demandent au requérant patience et persévérance. Divers types de documents sont fréquemment nécessaires pour une demande de visa : certificat d’autorisation de la police, certificat médical, copies des diplômes, extrait de casier judiciaire etc.

Pour les jeunes de 18 à 30 ans, le permis vacances travail facilite les démarches en réduisant fortement les délais d’un précieux sésame pour travailler dans un pays autre que le sien. Le PVT est un visa d’immigration temporaire qui s’adresse à ceux dont leur pays a signé des accords PVT avec d’autres nations.

Adapter son curriculum vitae

Chaque pays se distingue par sa culture professionnelle et son approche des aptitudes et des talents individuels. Un CV ne se rédige pas de la même manière d’un pays à l’autre. Tout candidat se devra de découvrir les codes et les coutumes afin de préparer son curriculum vitae adéquatement. Il devra être rédigé dans la langue locale afin de démontrer son employabilité. Puisque le voyageur ou l’expatrié en sera peut-être à sa première expérience internationale, il devra se munir de références solides. Obtenir des références des employeurs actuels et passés se prépare avant de partir travailler à l’étranger. Les documents attestant de sa formation scolaire et universitaire, idéalement avec une traduction dans la langue locale, sont importants dans sa démarche de recherche d’emploi.

Ajuster ses prétentions salariales

L’expérience professionnelle acquise dans son pays d’origine ne sera pas toujours reconnu à sa juste valeur. Il est souvent recommandé de privilégier l’obtention d’une première expérience localement que de rechercher le poste idéal au niveau salaire et description de tâches. Une fois que le cheminement professionnel est engagé dans son pays d’expatriation, il ne faut pas toujours garder son dernier salaire comme point de référence. En effet, la différence du coût de la vie d’un pays à l’autre influence beaucoup le niveau de rémunération. Par ailleurs, certaines professions peuvent être sous valorisées par rapport à son pays d’origine. L’inverse est vrai aussi. Les prétentions salariales se fixent en s’informant de la réalité du marché local et en cherchant des comparables.

Faire reconnaître ses qualifications

Le système éducatif peut être très différent dans le pays de destination. Son niveau d’étude ne correspond pas toujours à une réalité tangible sur un autre marché de l’emploi. Certains pays offrent alors des services pour aider à établir l’équivalence locale des diplômes. Cela ne garantit pas toujours que les employeurs y seront sensibles. Pour des branches professionnelles techniques, il sera peut-être nécessaire de réaliser une mise à niveau au sein d’un établissement d’enseignement local. La question de la reconnaissance de ses qualifications doit être abordée très tôt dans son processus d’expatriation afin de ne pas subir de déconvenues une fois sur place.

Savoir décrypter une offre d’emploi

Le jargon professionnel est propre à un secteur d’activité mais aussi à un pays. Ainsi, une même profession sera abordée dans un autre pays sous un angle différent avec certains termes et concepts inconnus chez soi. Il est alors recommandé de lire de nombreuses offres d’emploi afin d’intégrer les spécificités locales. Par ailleurs, un terme même similaire peut recouvrir une réalité bien différente. Lorsque l’expatrié est à destination, il pourra rencontrer des personnes et les interroger sur la réalité de leurs tâches au quotidien. Il devra choisir judicieusement ses mots pour définir le poste recherché. En conséquence de quoi, il pourra détecter les opportunités d’emploi qui n’en sont pas réellement et s’assurer plus facilement que le poste correspondra à l’idée qu’il s’en fait.

Réseauter et s’appuyer sur le bouche-à-oreille

De nombreuses opportunités d’emploi ne sont pas accessibles par les canaux traditionnels (offres d’emploi publiées). Dans certains pays, les postes d’emploi se comblent par une approche informelle, sur recommandation ou par cooptation. Se rapprocher de communautés d’expatriés et participer à leurs évènements sociaux sont un excellent vecteur pour tisser un réseau de contact et discuter des possibilités d’emploi. Les membres de ces communautés sont passés par les mêmes difficultés que rencontre tout nouvel arrivant. Ils seront en mesure d’alerter sur les embûches et de recommander les pistes pour optimiser ses chances de décrocher son premier emploi localement. Établir une liste d’entreprises intéressantes pour soi et planifier une candidature spontanée auprès de chacune d’entre elles est aussi à explorer.

Rassurer le futur employeur

Une fois les premiers défis relevés, les premiers entretiens d’embauche se déroulent. Rentre alors en jeu les mêmes critères de compétences, d’attitudes et de comportements que lors d’une recherche d’emploi dans son pays d’origine. À l’étranger, avec une plus ou moins grande maîtrise de la langue locale, le travailleur expatrié ou le voyageur menu d’un PVT devra déployer tout son talent pour rassurer son futur employeur. Ce dernier devra ressentir que le candidat comprend la réalité locale et saura s’intégrer dans une équipe qui ne connaît pas sa culture. L’adaptation rapide sont les maîtres mots d’une expérience de travail à l’étranger réussie.

5 choses à prévoir pour un voyage de ski

22 November 2016

L’hiver arrive à grands pas… Bonne blague! L’hiver a déjà commencé dans plusieurs coins du pays. Alors que pour certains qui sont en quête perpétuelle du soleil et de la chaleur c’est une malédiction, d’autres se réjouissent de pouvoir commencer leurs sports favoris un peu plus tôt dans la saison. Les skis sont prêts, la neige est là, allez hop on part dévaler les pentes!

Depuis quelques années, il semble y avoir un engouement pour les voyages de ski. Les sports extrêmes ayant la cote, les gens recherchent une bonne dose d’adrénaline pour des montagnes plus grosses que le Mont Saint-Sauveur ou même le Mont Saint-Anne. Les destinations comme l’Ouest canadien, les Rockies, les Alpes et le Japon sont des endroits rêvés pour les amateurs de ski et de planche à neige.

Un voyage de ski, ce n’est pas comme aller dans un tout inclus. Habituellement, tout ce que tu as besoin c’est de ton maillot de bain et de crème solaire et le tour est joué. Par contre, pour la réussite d’un voyage de ski, il y a quelques petits trucs à prévoir.

1- Assure-toi d’être en forme

Quelques semaines (voire quelques mois) avant le grand départ, commence à entraîner ton corps tant au niveau cardiovasculaire qu’au niveau musculaire. On est généralement habitué à une sortie de ski par weekend et c’est tout. Lors d’un voyage de ski, c’est plutôt 4-6 jours de sport qu’on fait endurer à son corps. Mets toutes les chances de ton côté en te préparant physiquement.

2- Prépare une liste de bagages

C’est rare qu’on te donne ce conseil, mais lors d’un voyage de ski, mieux vaut prévoir plus que pas assez. Certains centres de ski au pays demandent le port obligatoire du casque c’est donc toujours mieux d’en amener un. De toute façon, il est toujours recommandé de porter un casque! L’idéal est de se prévoir deux paires de lunettes en cas de bris. La grande majorité des centres de ski ont des boutiques, mais, en pleine saison, les prix risquent d’être exorbitants. Comme la température peut varier d’une journée à l’autre, il est important de prévoir plusieurs couches de vêtements, quitte à en enlever au cours de la journée.

3- Prévois si tu veux utiliser ton équipement ou en louer

La majorité des centres de ski offrent la location d’équipement sur place. Par contre, si on veut utiliser son propre équipement, il faudra prévoir les coûts associés au transport et les risques que ça peut engendrer. Il serait malencontreux d’arriver sur place avec des fixations endommagées dans le transport, par exemple. Il est aussi recommandé de se magasiner un bon sac de transport. À noter : si c’est la première fois que l’équipement sera utilisé dans la saison, s’assurer de faire sa mise au point avant le départ ou de s’informer des endroits où il sera possible de le faire une fois rendu à destination.

4- Planifie à l’avance pour sauver des sous

Plusieurs centres de villégiatures offrent des rabais lorsque l’hébergement et le billet de remonte-pente sont combinés. Il est donc judicieux de prévoir quelques semaines à quelques mois d’avance pour réserver le tout, surtout en saison haute. Les centres de ski sont reconnus pour les prix faramineux qu’ils chargent dans leurs restaurants et snack bars, donc il est important de prévoir des collations pour se donner un boost d’énergie pendant la journée.

5- Ne pars pas sans assurances

Comme pour tous les autres types de voyage, il est plus que recommandé de se munir d’une assurance voyage avant le grand départ. Tant pour couvrir les risques d’accident, que les vols et les annulations dûs à plusieurs facteurs comme, disons, une avalanche! Il est important de valider avec le conseiller certains aspects de la couverture, comme il s’agit d’un sport plus à risque et d’un type de voyage qui est évidemment plus dispendieux. Voici quelques points à garder en tête concernant la couverture :
– Quelle est la destination ainsi que la longueur du voyage?
– Est-ce que ça couvre également l’équipement loué ou si c’est seulement pour son propre équipement?
– Est-ce la même couverture pour un skieur ou un planchiste?
– En cas d’accident sur la montagne, est-ce que la couverture inclut le rapatriement par hélicoptère à l’hôpital le plus proche (si nécessaire)?
– Est-ce que les plus petits objets (comme les passes de ski perdues ou volées) sont couverts?
– Est-ce que les différents types d’activités comme le ski hors-piste ou dans les parcs à neige sont couverts?
– Quelles sont les clauses pour la couverture d’équipement volé, perdu ou endommagé?
– Est-ce que les soins postvoyage pour des blessures résultant d’un accident, comme la physiothérapie, par exemple, sont couverts?
– Est-ce que l’héliski est couvert?

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies. Une séries d’articles verront le jour sur notre blogue au cours des prochains mois

 

nomad

6 préparatifs incontournables avant de s’expatrier à l’étranger

17 November 2016

Organiser sa vie dans un nouveau pays est à la fois excitant et stressant. La personne devient un expatrié. Elle porte habituellement toute son attention sur la vie qui l’attend à destination. Elle s’échine à prendre des dispositions concernant son futur logement ou son nouveau véhicule par exemple. Pour une famille, l’inscription des enfants dans un nouvel établissement scolaire est un sujet crucial. Que l’on choisisse de déménager pour une offre d’emploi attrayante, pour se rapprocher de la famille déjà installée là-bas, ou tout simplement pour une nouvelle aventure, il y a une foule de choses à organiser. Préparer son expatriation est souvent perçu comme commencer une nouvelle vie. Mais celle-ci passe également par considérer des éléments d’importance dans sa vie actuelle. Alors, six préparatifs sont incontournables pour régler ses affaires avant de partir :

1. Décider quoi faire de son logement

Dans le cas d’une personne qui loue un appartement ou une maison, il y a des contraintes pour mettre un terme à son bail avant échéance. Il est souvent plus facile d’attendre la fin de son bail pour synchroniser son départ du pays. Dans l’hypothèse d’une affectation professionnelle survenant au cours de la période de location, il est recommandé de prendre des dispositions avec son propriétaire dès que la date de départ est connue. En l’informant suffisamment à l’avance, il est plus facile de trouver un compromis pour une cessation anticipée du bail.

Dans le cas d’une personne qui est propriétaire de son logement, celle-ci doit envisager soit de le mettre en vente, soit de le mettre en location, soit de le conserver sans locataire. De multiples facteurs penchent pour l’une ou l’autre des options. C’est avant tout la gestion à distance d’une vente après sa date de départ, l’entretien d’un logement vide ou le suivi avec ses locataires depuis l’étranger qui représentent les plus grands défis. Il est alors essentiel de s’entourer de proches restés au pays ou de s’appuyer sur les services professionnels soit d’un agent immobilier soit d’une agence pour la gestion de son bien mis en location.

2. Entreposer ses biens et ses effets personnels

Un départ à l’étranger pour une courte ou une longue durée ne se traduit pas forcément par le déménagement de toutes ses possessions. Les expatriés décident parfois de conserver des meubles et des objets personnels qu’ils souhaiteraient retrouver une fois la période de vie à l’étranger terminée. La famille et les amis ne peuvent pas toujours offrir l’espace de stockage nécessaire. Louer un espace d’entreposage s’avère alors une nécessité. Le coût n’est pas anodin et l’expatrié doit mettre dans la balance la valeur pécuniaire et sentimentale de ses biens par rapport aux frais mensuels de l’entrepôt. Le risque est d’oublier de s’acquitter des frais à un moment donné et de perdre tout le contenu de son entrepôt. La distance rend parfois difficile le paiement des frais. Si le séjour à l’étranger est d’une durée définie, il est préférable alors de s’acquitter du montant de toute la période dont la personne a besoin.

3. Prendre les dispositions avec les administrations

En quittant son pays de résidence habituelle, une personne peut perdre sa protection sociale. Dépendamment des pays, l’expatrié perd ses droits au régime public de santé dès que son séjour à l’étranger dépasse une certaine durée. Il est recommandé de prendre contact avec sa régie d’assurance pour les informer au préalable. Connaître les conditions pour retrouver ses droits à son retour permet aussi de prendre sereinement les mesures adéquates.

Par rapport à sa situation fiscale, il faut s’informer s’il existe ou non une convention de non double imposition entre son pays et le pays d’expatriation. Si on perçoit des revenus (salaires, loyers etc.) dans les deux pays, il faut savoir comment se mettre en conformité avec les deux administrations fiscales. Selon que l’on est payé par un employeur local ou par son employeur actuel au pays a aussi un impact. Là où sera versé le salaire, dans son compte bancaire au pays ou dans une banque locale doit être pris en compte. Consulter un comptable ou un fiscaliste est hautement recommandé afin de prendre les dispositions nécessaires avant son départ.

4. Régler ses assurances privées

Les assurances à résilier avant le départ ou à conserver sont un sujet d’importance. Si l’expatrié conserve un bien immobilier dans son pays d’origine, l’assurance habitation sera à conserver mais devra être adaptée. Elle devra refléter son nouveau statut, celui de propriétaire non occupant. S’il est locataire mais que le bail n’est pas encore à échéance, même en son absence, le logement est sous sa responsabilité. L’expatrié devra conserver son assurance habitation jusqu’à la fin du bail. Si un occupant temporaire loge en son absence, il devra quand même conserver une assurance à moins que la personne qui sous-loue lui apporte la preuve d’une assurance habitation en son nom.

Si la personne en partance pour une expatriation vend sa voiture avant son départ, il est logique de résilier l’assurance automobile. Mais s’il compte amener son véhicule dans son pays d’expatriation, cela se complexifie. Dépendamment du pays de destination et de la durée de son séjour, son assureur ne pourra pas toujours lui offrir une couverture d’assurance. Il y a souvent un aspect légal qui entre en jeu. Il est nécessaire que la compagnie d’assurance soit homologuée localement. Changer d’assureur pour une compagnie d’assurance locale s’avèrera souvent la seule solution. L’expatrié pourrait alors perdre son historique de bon dossier d’assurance et être amené à payer une prime d’assurance automobile plus élevée.

5. Choisir une compagnie de déménagement international

La première étape est de demander des soumissions uniquement auprès des compagnies certifiées auprès de la Fédération Internationale des Déménageurs (FIDI) ou International Association of Movers (IAM) en anglais. L’ancienneté d’un membre est aussi un indicateur de la pérennité et du sérieux d’une compagnie de déménagement.

Par ailleurs, selon le pays de destination, certaines compagnies n’ont pas d’employés locaux et embauchent des ressources externes. Cela affecte la qualité du service car ces personnes ne sont pas forcément adéquatement formées ni ne respectent les standards de la compagnie. Il est recommandé de sélectionner un déménageur qui dispose localement d’une équipe de déménageurs employés et non pas issue d’une sous-traitance. Il en est de même du matériel qui sera employé par une compagnie. Il faut se méfier des compagnies qui utilisent des véhicules non sérigraphiés à leur marque ou emploient des personnes qui n’ont même pas une tenue vestimentaire avec un logo de la compagnie. Ces petits détails ne sont pas si anodins lorsque vient le temps de s’appuyer sur un expert de la mobilité internationale.

Comme pour tout service, lire les commentaires et les évaluations faites par d’autre clients est un incontournable dans son évaluation d’un prestataire. Les avis sont un très bon indicateur de la qualité de service d’un déménageur à l’international.

6. Souscrire une assurance médicale pour expatrié

Le dernier préparatif incontournable et non pas le moindre, est la souscription d’une assurance santé soins médicaux d’urgence. En effet, tout long séjour à l’étranger requiert de disposer d’une couverture médicale adéquate. Le régime de santé public dans son pays n’offre qu’une couverture d’une portée et d’une durée limitée. Seule une assurance santé pour expatrié protègera adéquatement la personne et sa famille lors de leur épisode de vie dans un nouveau pays de résidence.

À ce titre, Escapade Assurance Voyage offre des solutions d’assurances voyage et expatriation couvrant adéquatement les risques de la vie quotidienne ainsi que les risques inhérents à la situation géopolitique du pays d’expatriation. Cliquez ici pour découvrir ces assurances expatriation.

Comment faire une réclamation médicale en voyage ?

18 October 2016

La mauvaise presse des assurances lors du paiement des réclamations

Toute personne assurée s’est déjà vu dire que les compagnies d’assurance ne remboursent pas toujours correctement lorsqu’un accident survient. Même si les règles de remboursement sont listées précisément mais de manière fastidieuse dans les contrats d’assurance, il peut demeurer une arrière-pensée sur le risque de ne pas bénéficier de la couverture à laquelle on aurait droit en s’acquittant de la prime d’assurance.

Ce biais peut provenir de plusieurs sources. L’une des situations est que l’assuré a mal interprété la couverture de laquelle il pensait bénéficier. Le rôle d’un courtier ou d’un représentant en assurance est crucial car il est l’interlocuteur privilégié pour comprendre les besoins d’un voyageur et l’informer adéquatement des garanties mais aussi des restrictions et des exclusions. Une autre situation est que le voyageur s’est exposé à un risque dont il avait oublié qu’il n’était pas prévu à son contrat d’assurance voyage. Enfin, une dernière situation est parfois que le voyageur assuré n’a pas évalué correctement son état de santé au préalable par rapport aux conditions convenues dans son contrat d’assurance voyage pour le volet soins médicaux d’urgence à l’étranger.

Les réclamations ne sont peut-être pas toujours faciles à finaliser, mais si les règles ont été bien énoncées lors de la vente de l’assurance et si elles ont été bien suivies par l’assuré, il n’y a pas de raisons pour qu’un assureur ne paie pas lors d’un sinistre.

Les restrictions et les exclusions courantes en assurance voyage

Qu’il s’agisse d’assurance voyage avec ou sans questionnaire médical, tout contrat comporte des dispositions quant à l’état de santé préalable du voyageur avant sa date de départ ou la date d’entrée en vigueur selon. En outre, tout voyageur se doit de garder à l’esprit certaines exclusions générales relatives à la majorité des produits. Beaucoup de voyageurs les ignorent et par conséquent cela ouvre la porte à un litige lors d’une présentation d’une demande de règlement médical.

Les produits d’assurance voyage ne couvrent pas habituellement :

  1. les sports à risque ;
  2. les activités de sport professionnel rémunérées ;
  3. les courses de vitesse ou d’endurance ;
  4. le pilotage d’un aéronef ou une envolée comme passager payant dans un appareil autre qu’un transporteur public ;
  5. les pays, les régions ou les villes dans lesquels les Affaires étrangères du Canada émettent un avertissement de ne pas séjourner ;
  6. et dans certains cas le travail rémunéré (certains produits d’assurance voyage pour snowbirds ne couvrent pas les gens qui travaillent contre rémunération).

Les exclusions qui peuvent par contre toucher davantage l’ensemble des voyageurs sont :

  1. un traitement facultatif (un soin médical qui peut attendre le retour de voyage) ;
  2. un voyage entrepris dans le but de recevoir des traitements médicaux ;
  3. la dissimulation ou la déclaration délibérément erronée relative à une assurance ou à la présentation d’une réclamation ;
  4. usage de drogues, abus de médicaments ou d’alcool qui entraîne directement ou    indirectement une réclamation ;
  5. tentative de suicide ou automutilation ;
  6. les troubles mentaux ou émotifs, l’anxiété, le stress ou la dépression à moins de devoir être hospitalisé. Ici, il faut préciser que certains produits d’assurance-voyage ne couvrent jamais les problèmes mentaux ou psychologiques, car ils ne sont pas considérés comme une urgence médicale.

De toutes ces exclusions, celle qui cause le plus souvent problème, c’est l’abus d’alcool.

Si vous entrez à l’urgence à la suite d’un accident aussi banal qu’une chute amenant un coup à la tête, une entaille au-dessus d’un œil ou encore une cheville foulée, et si on pense que vous dépassez la limite d’alcool permise et qu’à la suite d’une prise de sang le résultat se situe au-dessus de la limite légale, la compagnie d’assurance est en droit de ne pas payer vos frais médicaux afférents.

De l’importance d’appeler le numéro d’urgence de l’assurance avant toute consultation médicale

Le fait de ne pas appeler le centre d’assistance avant de consulter (à moins d’une situation médicale grave ou d’une admission hospitalière en extrême urgence) peut vous créer des surprises désagréables, comme par exemple le non-paiement de la réclamation. En contactant le centre d’assistance, les intervenants vous diront immédiatement comment procéder, ce qui vous évitera de faire des faux pas. Les numéros d’urgence à composer sont listés sur votre certificat d’assurance et dans votre police d’assurance détaillant la portée exacte de la couverture souscrite.

De l’importance de disposer d’une carte d’assurance-maladie valide

Quel que soit votre province ou territoire de résidence, vous disposez normalement d’une inscription à un régime public d’assurance. Celui-ci vous a remis une carte d’assurance-maladie. Elle doit toujours être en vigueur, car lors d’une réclamation en voyage à l’étranger, l’assureur vérifie si vous êtes bien en règle. Si par malheur votre carte n’est plus valide, votre réclamation médicale risque fort d’être refusée ou le niveau des prestations de remboursement drastiquement réduit.

La meilleure façon d’éviter les problèmes de réclamations médicales en voyage est de bien lire votre police d’assurance avant le départ et de poser toutes les questions pertinentes à votre courtier ou à votre représentant en assurance.

7 clés pour comprendre le permis de conduire international

2 October 2016

1. Qu’est-ce qu’un permis de conduire international ?

Le permis de conduire international ou PCI est la traduction en dix langues des informations de son permis de conduire usuel. Les langues sont l’anglais, le français, l’espagnol, le russe, le chinois, l’allemand, l’arabe, l’italien, le suédois et le portugais. Le titulaire dispose ainsi d’une nouvelle pièce d’identité avec photo en complément de ses autres documents d’identité. De plus, la plupart des compagnies de location de voitures demanderont un PCI, même s’il n’est pas requis pour conduire dans le pays visité. Le permis de conduire international n’est pas valable dans l’état ou la province où le titulaire a établi sa résidence principale. Celui-ci doit faire les démarches officielles en vue de l’obtention d’un permis réglementaire pour l’état ou la province de résidence. Le permis de conduire international ou PCI est un titre de conduite là où l’on est qualifié de non-résident.

2. Un automobiliste canadien a-t-il besoin d’un PCI en Amérique du Nord ?

Le permis de conduire international a été créé dans le cadre d’une convention de l’ONU sur la circulation routière en 1949. Ce document est reconnu dans tous les pays signataires de cette convention. Si certains n’ont pas signé cette convention, le PCI est souvent accepté sur leur territoire.
Pour les Canadiens, le PCI est habituellement requis à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Normalement, les permis de conduire canadiens sont suffisants pour circuler aux États-Unis ou au Mexique. Malheureusement, sans exiger explicitement ce fameux permis de conduire international, certains états américains avaient adopté une législation qui n’acceptait pas les permis non rédigés en anglais. Cela a un impact direct pour les résidents du Québec.

L’état américain de la Géorgie est un passage presque obligé pour ceux voyageant en voiture à destination de la Floride. De nombreux retraités canadiens, nommés couramment les snowbirds, risquaient d’être confrontés à la législation locale concernant les permis de conduire. En effet, tout automobiliste circulant dans cet état devait disposer d’un permis de conduire rédigé en anglais. Cela entraînait de facto une impossibilité pour les Québécois de rouler localement avec leurs permis de conduire libellés en français. Les autorités géorgiennes semblaient imposer rarement une amende aux automobilistes ne détenant qu’un permis québécois. Mise en sursis depuis, cette loi sera abrogée fin 2016, ce qui permettra aux automobilistes québécois de présenter leur passeport et leur permis de conduire du Québec en cas de besoin. À partir du 1er janvier 2017, la Géorgie n’exigera plus qu’on présente à ses agents un permis de conduire international si le permis de conduire détenu est rédigé dans une autre langue que l’anglais. La présentation du passeport canadien avec le permis de conduire québécois rédigé uniquement en français seront recevables pour les autorités locales. Il ne sera plus nécessaire pour un Québécois de disposer d’un permis de conduire international en Géorgie.

3. Comment s’informer au sujet des permis selon les pays visités ?

Outre les conseils aux voyageurs, le ministère des affaires étrangères canadiens informe sur la nécessité ou non de se procurer au préalable un permis de conduire international. L’information est précisée dans l’onglet “Lois et coutumes” de chaque fiche pays. Pour consulter les renseignements par pays, veuillez suivre le lien suivant : https://voyage.gc.ca/voyager/avertissements.

4. Où se procurer un permis de conduire international ?

Pour les résidents canadiens, la CAA est la seule instance canadienne autorisée à émettre et à délivrer le permis de conduire international.

Un permis de conduire international n’est valide que pour une durée d’un an à partir de la date de délivrance. Les automobilistes doivent présenter une nouvelle demande chaque fois qu’un autre PCI est nécessaire.

5. Quelles sont les conditions pour obtenir un PCI ?

Un voyageur canadien souhaitant utiliser un véhicule routier dans un pays exigeant le permis de conduire international doit être âgé d’au minimum 18 ans. Il doit, par ailleurs, détenir un permis de conduire canadien valide et sans restriction. Les automobilistes canadiens qui ne peuvent obtenir un PCI sont ceux qui ne détiennent qu’un permis temporaire (ou d’apprentissage) et ceux qui se sont vus retirer leur permis pour cause d’infractions au code de la route.

Le permis de conduire international ne s’applique pas à une catégorie de véhicules dont le permis canadien détenu par l’automobiliste n’autorise pas la conduite.

6. Quel est le coût de ce permis de conduire ?

L’automobiliste canadien peut se présenter à son club CAA local avec les documents requis (une photocopie recto-verso du permis de conduire en règle émis par sa province de résidence, deux photographies passeport et le formulaire de demande de PCI de la CAA).

Le coût est actuellement de 25$ (sujet à changement sans préavis de la part de CAA).

Vous pouvez également en faire la demande par la poste. Une demande envoyée par la poste doit inclure le paiement des frais soit par carte de crédit ou sous forme de traite bancaire, de mandat ou de chèque en fonds canadiens provenant d’une institution financière canadienne payable à votre club CAA local.

Il faut savoir que le PCI ne sera pas délivré plus tôt qu’un mois avant la date de départ. Le PCI est valide pour un an, à compter de sa date de délivrance. Nul besoin d’être membre de la CAA pour en faire la demande!

7. Que se passe-t-il si on reste à l’étranger plus d’un an ?

Si le séjour à l’étranger dépasse un an et que votre PCI expire, vous pouvez en demander un nouveau, à la condition que votre permis de conduire canadien soit toujours valide. Votre nouveau permis de conduire international sera alors posté à l’étranger, à vos frais.

La RAMQ et le voyage à l’extérieur du Québec

15 September 2016

Voyager à l’extérieur du Québec implique de nombreuses règles avec son régime provincial de santé. La Régie de l’assurance-maladie du Québec offre une prise en charge de la majorité des frais médicaux en cas d’accident ou de maladie survenant sur le territoire de la province. Cependant, les Québécois inscrits à la RAMQ ignorent souvent que dès qu’ils quittent le territoire du Québec, pour se rendre dans une autre province canadienne ou dans un pays autre que le Canada, les normes de remboursement à la suite d’un problème médical vont varier.

Remboursement des frais médicaux ailleurs au Canada

Les voyageurs titulaires d’une carte d’assurance maladie valide de la RAMQ peuvent se prévaloir d’un remboursement pour les services de santé reçus dans une autre province canadienne. Toutefois, les remboursements ne seront que partiels. Certains services ne sont pas couverts par le régime d’assurance maladie.

La Régie de l’assurance maladie rembourse les services médicaux dispensés par un médecin, un dentiste ou un optométriste jusqu’à concurrence des tarifs en vigueur au Québec. Donc si les voyageurs ne disposent pas d’une assurance voyage souscrite auprès d’un assureur, les frais non remboursés par la RAMQ seront à leur charge.

Le système de santé pancanadien

Le Canada offre un système de santé pancanadien. Ainsi, les services hospitaliers sont entièrement couverts. Ces services incluent les services liés à un séjour à l’hôpital ou les services rendus à la consultation externe d’un hôpital (soins infirmiers, actes diagnostiques, hébergement en salle et médicaments administrés pendant l’hospitalisation).

Par contre, il faut savoir que les actes médicaux, comme les chirurgies, les visites chez le médecin, etc., sont rémunérés à la tarification du Québec. Si un voyageur doit subir une intervention quelconque, il devra probablement payer des excédents puisque les frais de service du Québec sont souvent moins élevés que dans certaines autres provinces au Canada.

Il faut aussi penser au rapatriement dans la province du Québec. Si le voyageur doit être hospitalisé pour une longue période, il souhaitera probablement être proche des siens. Les frais de retour au Québec peuvent être assez onéreux. À la lumière de cette information, une assurance voyage, même au Canada, est très utile.

Remboursement des frais médicaux pour un voyage à l’extérieur du Canada

Faisant suite aux points exposés précédemment, il va de soi que pour un bénéficiaire de la RAMQ en partance pour n’importe où dans le monde, un plan d’assurance voyage devient encore plus important puisque les frais médicaux sont généralement encore plus élevés à l’étranger pour les non-résidents. Les montants versés par le Québec sont minimes alors que les montants peuvent être astronomiques dans certains pays. La Régie de l’assurance maladie rembourse les services hospitaliers fournis à la suite d’une maladie soudaine ou d’un accident selon des montants établis, soit :
• Jusqu’à concurrence de 100 $ CA par jour d’hospitalisation ;
• Jusqu’à concurrence de 50 $ CA par jour pour les soins reçus à la consultation externe d’un hôpital.
La Régie rembourse aussi jusqu’à 220 $ CA pour un traitement d’hémodialyse et pour les médicaments qui y sont rattachés, que la personne soit hospitalisée ou non.

Les ententes de réciprocité en matière de sécurité sociale avec d’autres pays

Des ententes de réciprocité en matière de sécurité sociale ont été signées entre le gouvernement du Québec et la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, la Grèce, le Luxembourg, la Norvège, le Portugal, la Roumanie et la Suède. Elles ne bénéficient aux voyageurs québécois que pour des longs séjours dans ces pays afin d’être couverts par le régime d’assurance maladie offert dans ces pays, tout en évitant une période d’attente avant d’avoir droit à la protection offerte. Des démarches sont à entreprendre préalablement auprès de la RAMQ.

L’incidence de la durée du voyage auprès de la RAMQ

Toute personne voyageant à l’extérieur du Québec et souhaitant bénéficier d’une assurance voyage privée pour couvrir tous ses frais médicaux d’urgence doit s’assurer de conserver sa carte de la RAMQ valide pendant toute la durée du voyage. En effet, tout voyageur doit respecter certaines règles :
• Le Québec autorise à voyager hors de la province pendant 182 jours par année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre ;
• Les voyages de 21 jours et moins ne sont pas comptabilisés.
1er exemple :
a) En janvier, vous partez 120 jours pour la Floride.
b) En juillet, vous allez passer 15 jours à Old Orchard.
c) Total de l’année : 120 jours.

2e exemple :
Vous voulez repartir pour la Floride fin octobre. Si vous étiez en Floride au début de la même année, assurez-vous de bien calculer vos jours utilisés depuis le 1er janvier de façon à ne pas dépasser vos 182 jours de l’année civile.

Autre précision concernant le décompte de jours :
• Dès que vous quittez le Québec, les jours s’additionnent même si vous demeurez au Canada.
• Il faut également savoir que le Québec autorise les personnes inscrites à la RAMQ à quitter la province plus de 182 jours une fois tous les 7 ans (année septennale) sans perdre ses droits à la carte d’assurance-maladie. Une demande doit être faite auprès de la RAMQ.

6 réalités méconnues sur l’assurance voyage

2 September 2016

Une assurance annuelle ne peut être interrompue

Si un voyageur souscrit un plan annuel d’assurance voyage, appelé également assurance multi-voyages, ce type de plan n’est pas remboursable dès qu’il est entré en vigueur. Il offre une couverture d’assurance pour un nombre illimité de voyages d’une certaine durée, au cours de 365 jours consécutifs. Si l’assuré ne s’en prévaut qu’une fois ou plusieurs fois au cours de la période annuelle, la prime d’assurance ne varie pas. L’argument du non-remboursement est que l’assuré peut l’utiliser plus tard puisque le contrat est valide pour une année à compter de la date de départ de son premier voyage assuré. Il est évident que selon l’âge du voyageur assuré, certaines conditions médicales pourraient ne pas être couvertes si celui-ci ne respecte pas la période de stabilité requise à chaque nouveau départ. Habituellement, toute personne prévoyant de voyager à l’extérieur de sa province de résidence à plusieurs reprises devrait considérer le choix d’un plan annuel d’assurance voyage. Cela s’avèrera plus économique que plusieurs assurances voyages uniques.

 

Une franchise peut s’appliquer plusieurs fois en voyage

Certaines assurances voyages pour tous et les assurances voyages à destination des voyageurs de 55 ans et plus offrent la possibilité de choisir l’application d’une franchise afin d’abaisser la prime d’assurance. L’application exacte de la franchise dépend de chaque assureur. Il est important de se référer à la section de la police d’assurance qui détaille les conditions d’application de la franchise. D’une manière générale, la franchise médicale s’applique à chaque nouvel événement (accident ou maladie). Par exemple, si un voyageur consulte pour un début de bronchite, il devra payer le montant de la franchise prévue à son contrat d’assurance voyage. S’il consulte ensuite pour une cheville cassée, la franchise est applicable une nouvelle fois car il s’agit de deux évènements distincts.

 

Mais de plus en plus, la franchise s’applique aussi par visite d’une salle d’urgence ou par hospitalisation même si reliées à la même situation médicale. Si l’assuré retourne pour un suivi prévu par le médecin traitant, la franchise ne s’appliquera pas. Mais s’il retourne dans une salle d’urgence à cause d’une rechute brutale de son état de santé, certains contrats appliqueront de nouveau la franchise.

 

Au moment de l’achat de l’assurance voyage, il faut vérifier attentivement les conditions générales.

 

Le nombre de médicaments prescrits peut influencer la prime d’assurance

Le nombre de médicaments prescrits à la pharmacie fait régulièrement l’objet d’une question médicale sur les contrats pour les voyageurs souhaitant couvrir leurs états de santé préexistants. Ce critère se retrouve soit dans l’admissibilité, soit dans le questionnaire médical. La réponse participe à déterminer la prime d’assurance. Il est alors fortement recommandé de vérifier avec son médecin si certains médicaments pris au besoin ou non essentiels ne pourraient pas être remplacés par des médicaments en vente libre. Ainsi, le nombre de médicaments prescrits diminue. Cela peut donner accès à plus de produits d’assurance ou encore éviter les questionnaires médicaux allongés qui doivent être approuvés par l’équipe médicale des compagnies d’assurance. Ce procédé est plus ardu car le voyageur devra fournir des résultats d’examens, impliquant alors pour lui des frais, du temps d’attente et par conséquent du stress.

 

Le remboursement partiel de la prime d’assurance pour voyage écourté est soumis à condition

Tout voyageur effectuant un retour hâtif vers son pays ou sa province de résidence peut se prévaloir d’un remboursement pour les jours non utilisés. Cette possibilité n’est pas offerte sur les assurances annuelles ni sur les assurances comportant une garantie d’annulation ou d’interruption de voyage.

 

Lorsque le contrat d’assurance voyage l’y autorise, un remboursement pour retour anticipé est soumis à certaines conditions. Aucun remboursement n’est possible si le voyageur assuré a consulté dans le but d’obtenir des services médicaux pendant son séjour à l’étranger. Cette restriction est toujours bien décrite dans les conditions de la police d’assurance voyage souscrite. Si le voyageur n’a effectué aucune réclamation médicale et n’a pas de demande de règlement médical à soumettre à l’assureur, il peut se prévaloir d’un remboursement des journées d’assurance non utilisées. Des frais administratifs sont applicables. Ils sont généralement précisés dans le certificat d’assurance émis initialement. Ces frais varient légèrement selon les assureurs. Il est également demandé de fournir une preuve de retour valide dans son pays ou dans sa province de résidence.

 

Une assurance collective pour couvrir le début de son voyage amène certains inconvénients

Il peut être intéressant de couvrir le début de son voyage grâce à une assurance collective ou encore une carte de crédit qui offre à son détenteur une couverture d’assurance voyage. Il est de la responsabilité du voyageur de bien vérifier le nombre de jours couverts et la stabilité requise. Si le voyage entrepris dépasse en durée la couverture offerte au travers de l’assurance collective ou de la carte de crédit, elle devra être complétée par une assurance voyage unique. Il faut que celle-ci soit souscrite avant la date de départ en voyage et les deux périodes d’assurance doivent se succéder sans journée d’interruption.

Si le voyageur prolonge la couverture offerte au travers de l’assurance collective ou de la carte de crédit, il est capital de vérifier que le premier assureur autorise à prolonger son plan avec un autre assureur. Les normes sont parfois assez différentes. Par exemple, certains plans collectifs exigent d’utiliser le nombre de jours prédéterminés de l’assurance, sans possibilité de prolonger. Ou encore certaines cartes de crédit doivent être prolongées par le même assureur à moins d’une autorisation spéciale.

 

Enfin, si un évènement médical se produit au cours de la première période d’assurance (celle sous la couverture collective ou celle de la carte de crédit), cela entraine un changement de stabilité médicale au regard de l’assureur qui complète la seconde période assurée. En conséquence, un accident ou une maladie lors de la première période d’assurance devient une exclusion pour état de santé préexistant pour la deuxième période d’assurance.

 

La date de retour sur un contrat d’assurance est selon l’heure d’arrivée de son vol

Quand un voyageur fait une demande pour assurer un voyage à forfait, il est important qu’il connaisse les dates et heures de départ et de retour. L’heure de retour dans son pays ou dans sa province de résidence est cruciale. Il arrive souvent que les vols de retour se fassent assez tard en soirée. Pour que l’assurance voyage soit bien valide, elle devra être souscrite jusqu’à la date du lendemain puisque le vol se termine après minuit.

Comprendre la stabilité médicale

12 August 2016

Qu’est-ce que la stabilité médicale ?

Un voyageur averti doit évaluer attentivement ses besoins lorsqu’il passe en revue les différentes possibilités d’assurance maladie de voyage. La vérification des conditions, des restrictions et des exigences des polices d’assurance doit constituer les éléments centraux de sa démarche. En effet, les limitations sur les affections médicales préexistantes varient d’un assureur à l’autre. Les termes d’examens médicaux et de traitements reçus sont aussi définis différemment.

Au final, pour savoir si une affection médicale préexistante est couverte ou non par une assurance voyage, tout voyageur doit maîtriser la notion de stabilité médicale.

Comprendre la stabilité médicale

Dans un contrat d’assurance voyage, il s’agit du temps requis par l’assureur pendant lequel l’état de santé du voyageur doit demeurer exactement le même, sans aucun changement, tant au niveau de la médication, que des traitements et des consultations. La période de stabilité est exprimée en jours ou en mois selon les compagnies d’assurance voyage.

La médication

Toute augmentation ou diminution du dosage d’un médicament est considérée comme une instabilité et à plus forte raison, le début de la prise d’une médication ou encore son arrêt. C’est majoritairement l’arrêt de la prise d’un médicament qui soulève le plus d’argumentation. La raison en est simple. La plupart des personnes objecte qu’elles ne prennent plus le médicament, et que par conséquent, elles se déclarent guéries. Il faut savoir que le commencement d’une prise de médication, tout comme son arrêt, peut créer des effets secondaires (que l’on nomme aussi effets indésirables). La prise d’un nouveau médicament prescrit par son médecin ou l’arrêt de la prescription d’un médicament, entraine dans les deux cas un changement dans l’état de santé du patient. À ce titre, l’historique de sa médication est un élément à part entière de la notion de stabilité médicale.

Les traitements

On entend par « traitement » tout problème de santé ou symptôme pour lequel un praticien a établi un diagnostic et a recommandé une réponse médicalisée. Tout traitement reçu pour contrôler une condition médicale (médication, chimiothérapie, chirurgie, hospitalisation etc.) est également soumis à une période de stabilité qui varie selon l’âge, la durée du voyage ou le type de traitement lui-même.

Les consultations

Le terme de « consultation » se définit comme toute visite que vous demandez pour vérifier un problème de santé qui vous crée un malaise et vous inquiète, même au point de vous présenter à l’urgence d’un hôpital.

Par contre, l’examen médical annuel avec son médecin de famille ne rentre pas dans la catégorie des consultations médicales affectant la stabilité médicale. Bien au contraire, les assureurs voient d’un bon œil le voyageur qui a réalisé un bilan de santé dans les 24 ou 36 mois précédant sa date de départ en voyage. La situation médicale du voyageur est ainsi connue et possiblement maîtrisée. En effet, une surprime s’applique sur certains contrats de voyage pour les voyageurs âgés de 55 ans et plus qui n’ont pas fait leur bilan de santé depuis plus de deux ou trois ans. Ils sont considérés plus à risque par les compagnies d’assurance voyage.

Durée de la stabilité

Comme mentionné précédemment, l’âge du voyageur est un point important pour le critère de durée de la stabilité. Selon son âge, les clauses au contrat exigent des durées de stabilité allant de 7 à 365 jours. La personne assurée doit se référer à la durée de stabilité exigée pour sa tranche d’âge à sa date de départ en voyage.

Les particularités

Certaines médications, comme l’insuline et le coumadin, sont considérées stables même si la posologie varie. Dans ce type de médication, on ne considère que le début ou l’arrêt de la prise du médicament pour la stabilité.

La catégorie des affections mineures comprend toute maladie, blessure ou problème de santé qui ne requiert pas la consommation de médicaments pendant plus de 15 jours et pas plus d’une visite de suivi chez le médecin. Pour qu’une affection soit considérée comme mineure, la personne assurée ne doit pas être hospitalisée, ni subir une intervention chirurgicale, ni être référé à un spécialiste (dont la définition est toujours décrite dans la police d’assurance). L’état de santé doit demeurer stable 30 jours avant la date de départ. Toutefois, un état chronique, ou toute complication liée à un état chronique, n’est pas considéré comme une affection mineure.

Les particularités peuvent être légèrement différentes d’un produit d’assurance voyage à l’autre, d’où l’importance de bien lire sa police. En cas de doute, le meilleur moyen de savoir si votre stabilité est bien acquise avant votre départ, c’est de vérifier avec votre courtier d’assurances en lui donnant l’heure juste.

Votre couverture d’assurance voyage à l’étranger

20 June 2016

Lorsque vous quittez votre province de résidence, vous n’êtes plus couvert par le régime d’assurance maladie provincial. En cas d’accident ou de maladie à l’étranger, vous aurez l’esprit tranquille si vous avez souscrit une assurance voyage avant le départ. Nous vous conseillons de faire appel à un de nos conseillers afin d’avoir un produit d’assurance adapté à votre situation.

Pourquoi souscrire une assurance voyage ?

1- Vous ne pourrez pas compter sur le régime d’assurance provincial

Les régimes provinciaux d’assurance maladie ne couvrent qu’une infime partie des frais médicaux à l’étranger. Si vous ne prenez pas d’assurance privée, vous devrez avancer les frais et attendre un éventuel remboursement. Il vaut mieux acheter une assurance voyage avant le départ et protéger autant votre santé physique que votre santé financière.

2- Vos assurances collectives ou votre carte de crédit ne vous couvrent peut-être pas en entier

Informez-vous sur les durées de couverture et sur les limitations de vos assurances collectives ou de votre carte de crédit. Si vous décidiez de prolonger votre séjour, votre protection pourrait-elle être prolongée ? Les garanties peuvent être limitées et certaines de vos conditions de santé pourraient être exclues. Vérifiez si la couverture exclut les soins médicaux d’urgence dus à une maladie préexistante ou à une condition en lien avec un nouveau médicament.

3- L’accès aux soins de santé dans certains pays

Saviez-vous que :

• Une hospitalisation aux États-Unis peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars.
• En fonction des pays, l’accès aux soins dans le secteur public peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
• Certains hôpitaux exigent que vous présentiez votre carte de crédit comme garantie avant de commencer à donner des soins.
• Les infrastructures sanitaires défaillantes de certains pays incitent les gens à se tourner vers des cliniques privées très coûteuses.

Quelles sont les garanties d’une assurance frais médicaux d’urgence ?

Autant pour un accident que pour une maladie, vous pouvez compter sur une couverture complète couvrant l’ensemble des dépenses suivantes :
• Hospitalisation
• Honoraires de médecin
• Services diagnostiques recommandés par un médecin (laboratoire, radiographie, etc.)
• Soins paramédicaux
• Prescriptions
• Soins dentaires
• Rapatriement en cas de décès

Pour en savoir plus sur l’assurance voyage

Contactez un de nos conseillers et bénéficiez de notre expertise ou consultez le Guide sur l’assurance maladie de voyage offert par l’Association Canadienne des Compagnies d’Assurances de Personnes.

Quatre mythes éclaircis sur l’assurance bagages

20 June 2016

1. Mes bagages ne sont couverts que pendant la durée du voyage jusqu’à ma destination

Le terme bagage est celui dont les compagnies aériennes, ferroviaires ou transporteurs routiers emploie pour désigner les effets personnels qui vous accompagneront pendant le transport. Tout au long du trajet aller et de celui du retour, vos bagages peuvent en effet être en retard, endommagés ou même perdus. L’assurance bagages les couvre donc en cas de perte, vol, retard ou dégradation. Cependant l’assurance bagages reste en vigueur tout au long de votre séjour à destination. Vos effets personnels sont assurés contre toute une série de risques qui pourraient survenir comme un cambriolage dans la chambre d’hôtel ou un vol à l’arraché. Par exemple, la perte ou le vol de documents importants tels que le passeport, le permis de conduire, le certificat de naissance ou encore le visa de voyage ouvre le droit à une compensation financière pour les frais engagés en vue de les remplacer.

2. Les effets personnels sont de toute façon mal remboursés

Les niveaux de remboursement sur une assurance bagages varient grandement d’une compagnie d’assurance à une autre. La perception d’une mauvaise couverte provient souvent d’une assurance bagages dont les plafonds de remboursement sont en deçà de la valeur des biens qui nous accompagnent en voyage. Il est important de prendre connaissance de chaque sous limite inhérente à une assurance bagages. En effet derrière un montant maximal de couverture, des dispositions peuvent réduire la portée des garanties. Cela peut être la présence d’une franchise, d’un montant maximum par article ou encore d’une limitation globale pour une catégorie d’articles personnels. Habituellement, les bijoux et les appareils électroniques sont les effets personnels qui sont le plus encadrés dans une assurance bagages.

3. L’assureur n’indemnise que sous la forme monétaire

Une assurance bagages offre une indemnisation financière pour les sinistres prévus au contrat selon les modalités propres à celui-ci. Il faut également avoir conscience que l’assureur se réserve le droit de réparer ou de remplacer les biens endommagés ou perdus par d’autres de même qualité et valeur. La garantie de l’assureur se limite à la valeur réelle des biens. Toutefois, s’il s’agit de bagages enregistrés auprès d’un transporteur ou pour les bagages disparus laissés sous la responsabilité d’un hôtelier, l’assureur remboursera les dépenses admissibles uniquement en excédent de ceux remboursables de toutes autres sources, par exemple la responsabilité civile de l’hôtelier.

4. Faire une réclamation d’assurance pour ses bagages est compliquée

À l’instar d’une réclamation médicale, l’assureur demande une preuve du préjudice subi concernant ses bagages et ses effets personnels. C’est cette étape qui semble rédhibitoire pour le voyageur qui souhaite faire valoir son droit à indemnité en vertu de son assurance bagages.

Si le préjudice a lieu au cours du transport, les transporteurs offrent un comptoir de service pour les voyageurs ayant à subir les désagréments d’un retard, d’une perte ou d’un endommagement de leurs biens et effets personnels. Les préposés du transporteur remettront alors au voyageur un reçu attestant du sinistre. Il incombera simplement à l’assuré de contacter son centre d’assistance pour obtenir la procédure à suivre pour déclarer son sinistre et y joindre le reçu de preuve.

En cas de cambriolage, de vol ou de méfait, vous devez informer la police le plus tôt possible, idéalement dans les 24 heures après avoir constaté le fait et obtenir une preuve documentaire à l’appui de la perte subie. Si vous ne signalez pas le sinistre à la police, vous pourriez perdre tout droit à la garantie d’assurance.

Pour en savoir plus sur l’assurance bagages

Il est très important de connaitre les garanties et les exclusions spécifiques de l’assurance bagages de votre contrat. Renseignez-vous auprès d’un conseiller au sujet des conditions générales de l’assurance bagages.