Consulter un médecin à l’étranger

18 April 2017

En voyage, on a le goût de visiter plein d’endroits… sauf le cabinet d’un médecin! Mais les péripéties forgent l’aventure et, parfois, on tombe malade sur la route. Peu importe la cause, tu dois toujours être préparé à gérer d’éventuels problèmes de santé à l’étranger.

Avant de consulter un médecin

Appelle ta compagnie d’assurance si tu es en état de le faire pour lui demander de te référer des hôpitaux ou des cliniques internationales près de toi. Tu t’assures ainsi que les endroits recommandés respectent les normes occidentales. En plus, certains centres médicaux sont connectés directement avec des compagnies d’assurance et cela pourrait t’éviter de devoir débourser pour des frais médicaux. Si tu n’es pas en mesure d’appeler ta compagnie d’assurance, demande à la clinique où tu fais ton admission de prendre une entente avec ton assureur en leur remettant une copie de ton certificat d’assurance.

Sois prudent si on t’offre de visiter le médecin de l’auberge ou de l’hôtel où tu résides. Tu dois t’assurer qu’il s’agit d’un professionnel et non du chamane du village. Insiste plutôt pour aller dans un centre médical reconnu.

Méfie-toi de quiconque t’offre des médicaments pour te soulager sans être un médecin ou un pharmacien qualifié, incluant les autres voyageurs. Même si les gens sont bien intentionnés, ils n’ont pas les compétences requises pour te diagnostiquer. La prise de médicaments en apparence anodins tels que des Advil ou de l’Aspirine peut avoir des effets néfastes sur ta santé, voire dangereux en cas de dengue (fièvre tropicale), par exemple.

Assure-toi que tu te déplaces à une clinique sans rendez-vous ou qui accepte les traitements d’urgence.

Prépare une liste de tes symptômes dans l’ordre de leur apparition. Note également la durée de chaque symptôme. (Par exemple, j’ai eu de la fièvre pendant 24 heures, suivis de vomissements légers qui se sont intensifiés, etc.)

Si tu ne parles pas la langue du pays, essaie de trouver un « ami » qui parle la langue locale pour t’accompagner. Tu peux gentiment demander à quelqu’un qui travaille à l’auberge où tu restes de se déplacer avec toi à la clinique. Si ce n’est pas possible, amène un dictionnaire ou une application mobile de traduction avec toi.

Pendant la consultation avec le médecin

Informe le médecin ou le pharmacien à l’étranger des médicaments que tu prends régulièrement (idéalement, apporte-les avec toi pour lui montrer les noms sur les étiquettes).

N’oublie pas de mentionner tes allergies. Si tu as des allergies importantes, tu peux préparer à l’avance un papier avec la traduction de ta liste d’allergies dans la langue du pays que tu visites.

Souviens-toi que le médecin que tu consultes à l’étranger n’a pas accès à ton historique médical, c’est ta responsabilité de le mettre au courant de tes antécédents médicaux.

Porte attention aux médicaments qu’on te prescrit. Assure-toi de bien comprendre la raison qui justifie chaque médicament. Demande au professionnel de répéter et prends des notes au besoin.

Après avoir vu le médecin

Conserve toujours tes reçus de traitements médicaux et de médicaments. Ce seront des documents primordiaux à joindre à ta demande de remboursement.

Demande un deuxième avis médical si une opération ou une chirurgie t’est recommandée et que ta situation le permet. Appelle ta compagnie d’assurance pour s’assurer que cette intervention sera couverte.

Contacte par téléphone ton médecin de famille ou un médecin de ton pays en cas de doute pour un traitement.

Termine ton traitement au complet même si tu te sens mieux. Certaines personnes arrêtent la prise d’antibiotiques dès que les symptômes disparaissent. La bactérie que tu combats est peut-être active dans ton corps et elle pourrait revenir plus forte que jamais. Respecte à la lettre la posologie des traitements que tu commences.

Pour accélérer ton rétablissement, installe-toi dans un endroit confortable, quitte à changer d’auberge et payer un peu plus pour un hébergement propre, bien aéré et avec de la climatisation, par exemple.

Tu dois mettre toutes les chances de ton côté pour créer un environnement relaxant et familier. Reste hydraté en buvant de l’eau potable et essaie de te changer les idées en lisant un roman ou en regardant un film. Lave-toi régulièrement les mains afin de ne pas te contaminer à nouveau ou attraper une autre maladie. Il ne faut surtout pas stresser et aller lire des histoires d’horreurs sur Internet. Parfois, parler à ses proches à la maison peut être réconfortant. Reste positif et retourne consulter un médecin au besoin.

En respectant ces règles, tu maximises les chances de recevoir une consultation médicale de qualité à l’étranger
et d’être prêt à poursuivre ton voyage. Après tout, tu n’es pas la première personne à tomber malade en voyage, ça va aller!

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies.

 

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Téléphone intelligent ou appareil photo : quoi amener en voyage ?

20 February 2017

Le temps venu de partir en vacances, la question sur les lèvres de tous est sans aucun doute : quoi amener dans ses bagages? Ce n’est pas un secret, faire la liste des choses à apporter en voyage (sans rien oublier) est un art. Depuis les dernières années, on aperçoit une nouvelle tendance dans la façon de voyager et de documenter son voyage. Plusieurs personnes ont échangé leur appareil photo pour leur téléphone intelligent.

Ce n’est pas exagéré d’affirmer que l’arrivée des téléphones intelligents a révolutionné la façon de voyager. De la paume de sa main, on a maintenant accès à des cartes routières, des convertisseurs de devises étrangères, des outils de traduction, et ce, tout en étant connecté, peu importe où l’on se trouve. Un des aspects les plus attrayants des téléphones intelligents est sans aucun doute la fonction caméra qui offre une qualité d’image spectaculaire. Dans ce cas, est-il vraiment nécessaire d’amener avec soi un appareil photo ou peut-on parvenir au même résultat avec simplement son téléphone intelligent?

Facteurs à considérer avant de prendre une décision

1. Le lieu visité : Certaines destinations sont plus photogéniques que d’autres et un téléphone intelligent ne saurait rendre hommage à la beauté de l’endroit. Par exemple, pour capturer les aurores boréales en Islande ou les lions dans la savane africaine lors d’un safari, il est fortement recommandé d’amener un appareil photo.
2. L’espace disponible : Avec la popularité croissante des compagnies aériennes low-cost, plusieurs choisissent de voyager avec seulement un bagage à main (l’équivalent d’environ 10 à 12 kilos) plutôt que de payer les frais pour avoir un bagage en soute. Pour les amateurs de photographie, ça devient plutôt restrictif, surtout quand on doit trimballer plusieurs lentilles, des batteries de rechange et tout autre accessoire.
3. Le but du voyage : Alors que pour la majorité des gens, le fait de prendre des photos de voyage est uniquement pour conserver des souvenirs et pour partager ces moments avec sa famille et ses amis, pour d’autres c’est une des principales raisons de voyager. Que se soit pour le loisir ou pour des raisons professionnelles, les besoins en équipement seront différents.

Appareil photo ou téléphone intelligent : Les avantages et les désavantages

Appareil photo – Avantages :
• Stockage illimité grâce à la possibilité d’utiliser plusieurs cartes mémoire ;
• Durée de vie de la batterie généralement plus longue ;
• Meilleure qualité à cause des options disponibles en mode manuel et la résolution plus haute ;
• Capacité supérieure à prendre des photos dans des environnements difficiles comme à faible luminosité, avec beaucoup de mouvements ou plus loin.

Appareil photo – Désavantages :
• Courbe d’apprentissage lente avant d’obtenir d’excellents résultats ;
• Plus encombrant à utiliser donc moins pratique ;
• Nécessite d’avoir un ordinateur portable ou autre pour pouvoir retoucher, transférer ou partager les photos.

Téléphone intelligent – Avantages :
• Facilité d’utilisation même pour les gens qui n’ont aucune compétence en photographie ;
• Qualité d’image assez bonne pour une utilisation sur les médias sociaux ;
• Retouches possibles directement sur le téléphone ;
• Petit, léger, accessible et toujours à portée de mains ;
• Applications et accessoires disponibles pour améliorer les performances de la fonction caméra.

Téléphone intelligent – Désavantages :
• Pas de zoom et produit de moins bons résultats dans les environnements plus difficiles ;
• Qualité des photos limitées ;
• Courte durée de vie de la batterie étant donné que la fonction caméra demande beaucoup d’énergie.

Pour répondre à la fameuse question, la majorité des voyageurs conviendront que l’appareil photo d’un téléphone intelligent suffit pour capturer les moments vécus en voyage, surtout si ces photos ne sont pas utilisées à des fins professionnelles.

Toutefois, certains choisiront de voyager avec leur appareil photo ET leur téléphone intelligent. C’est peut-être le meilleur des deux mondes. Il existe une certaine complémentarité entre pouvoir prendre une photo avec son téléphone, l’éditer et la partager sur les médias sociaux instantanément et utiliser aussi un appareil pouvant prendre des photos de qualité supérieure, peu importe l’environnement.

Avec des appareils à la fine pointe de la technologie, autant une caméra dernier cri que la dernière génération de téléphone intelligent, il faut savoir redoubler de prudence. Une simple clause à l’assurance voyage contre la perte, le vol ou le bris peut faire une grosse différence.

En fin de compte, peu importe l’option choisie, on s’entendra pour dire que ce qui fait une photo c’est avant tout la personne derrière l’objectif.

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies. Une séries d’articles verront le jour sur notre blogue au cours des prochains mois

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Trekking : 7 questions clés pour préparer son aventure

1 February 2017

Découvrir un pays en marchant, c’est magique. Se sentir tout petit face à l’immensité des montagnes, ça n’a pas de prix. La randonnée te ramène à l’essentiel, c’est bon pour le corps et l’esprit.

Une bonne préparation est nécessaire pour effectuer une randonnée de façon à limiter les risques, que ce soit pour une journée ou pour plusieurs semaines dans l’Himalaya. Voici une liste de questions essentielles auxquelles tu devrais répondre avant le grand départ :

1. Quelles sont mes motivations?

On oublie souvent de se poser cette simple question. Qu’est-ce qui te pousse à vouloir accomplir ce trek? Il est important de clarifier ses objectifs et ses attentes. Es-tu sur le point de simplement relaxer en nature ou d’accomplir un exploit?

2. Quelles sont mes capacités?

Il est primordial d’être réaliste et pas trop ambitieux. Il faut objectivement établir un portrait de sa situation. Quelle est ma condition physique? Quelles sont mes compétences et connaissances en trekking? Il faut être conscient de ses limites; personne n’est invincible. Une bonne prédisposition mentale jumelée à de l’expérience sur le terrain peuvent faire toute la différence et éviter des situations dangereuses.

3. Quelle sera la météo?

Quelles seront les conditions météorologiques du pays où tu pars en trek? Tu dois faire des recherches afin d’avoir une idée de ce que mère Nature te prépare. Est-ce que ce sera la saison des pluies? Seras-tu en altitude? Tu dois t’informer sur la différence de température entre le jour et la nuit. Il vaut mieux anticiper la météo afin d’ajuster sa liste d’équipement de façon appropriée. Trop de matériel, c’est comme pas assez!

4. Quelle sera la durée de mon aventure?

En moyenne, un adulte marche quatre kilomètres par heure avec un sac à dos de moins de 8 kg. En montagne, le niveau de dénivelé peut affecter cette donnée et réduire considérablement la distance qu’on peut parcourir en une journée. Tu dois évidemment considérer le temps dont tu disposes et ajouter un buffer avant et après ta randonnée. Tu ne veux pas de retrouver à courir en sortant de l’avion pour commencer un trek.

5. Quel est mon budget?

Le budget et le niveau d’aventure que tu recherches affecteront ta décision d’opter pour une randonnée guidée ou en autonomie. Les randonnées guidées varient selon le prix que tu es prêt à payer, cela peut inclure des porteurs et des cuisiniers. À l’opposé, faire du trekking en autonomie ne signifie pas nécessairement que tu dois le faire en solitaire. Il est d’ailleurs déconseillé de partir en randonnée tout seul. Sur les circuits classiques de trek, il est facile de rencontrer d’autres voyageurs indépendants et les refuges sont des endroits rassembleurs.

Pour le budget, il faut compter le moyen de transport pour se rendre au début du trek, plus l’hébergement, la nourriture et l’approvisionnement en eau.

L’hébergement en lodge versus en camping vont jouer sur le prix et sur la quantité de matériel à apporter. Si l’itinéraire choisi n’est pas une boucle et que tu ne peux pas retourner sur tes pas, il faut penser à organiser un « pick up » (un moyen de transport pour le retour) et fixer une date et une heure.

6. Quel type d’équipement vais-je apporter?

Le sac à dos est l’élément central pour transporter tout son matériel, tu dois choisir un format approprié à la durée de ton périple et t’assurer qu’il est bien ajusté. Le manque de confort en trekking est déjà omniprésent, alors autant se faciliter la vie avec de l’équipement convenable et douillet.

Pour s’adapter rapidement à la météo, tu peux utiliser la technique des « pelures d’oignon », c’est à dire de porter plusieurs couches de vêtements. Idéalement, tu essaies d’en avoir une près du corps, une couche thermique et une couche de protection.

Des bonnes bottes de marche sont un investissement stratégique. Elles doivent être confortables pour toi et répondre à tes besoins (support, souplesse, aération, imperméabilité…). Porte tes nouvelles bottes plusieurs fois auparavant, ça va t’éviter de les « casser » pendant ton expédition.

Si tu pars en autonomie, choisis bien ton sleeping bag, ton moyen de navigation (GPS, boussole, cartes…) et des items pratiques comme de la crème solaire, du chasse-moustique, un canif et une lampe frontale.

7. Suis-je assuré?

En plus d’informer tes proches de ton itinéraire détaillé, tu dois vérifier avec ta compagnie d’assurance voyage que tu es couvert pour l’ensemble de ton voyage. Un simple coup de téléphone te permettra de partir l’esprit tranquille.

Alors, es-tu prêt pour l’aventure? Marcher te permettra de voyager différemment, que ce soit dans la jungle ou sur des sommets enneigés. Rien n’est plus impressionnant que la beauté de la nature, mais, pour l’admirer, il faut bien se préparer pour s’y rendre et en revenir en un seul morceau.

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies. Une séries d’articles verront le jour sur notre blogue au cours des prochains mois

 

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Démystifier la notion de condition médicale

24 January 2017

Une assurance voyage est une protection contre les dépenses de santé engagées à l’étranger suite à un accident ou une maladie soudaine. Il s’agit d’une assurance qui couvre l’état de santé de la personne. Une assurance a pour finalité de nous prévenir des aléas à venir. Par conséquent, il y a des restrictions concernant les conditions médicales pour les personnes souhaitant s’assurer. Le terme adéquat serait de parler de conditions d’éligibilité médicale.

Qu’est-ce qu’une condition d’éligibilité médicale ?

Pour obtenir une assurance voyage qui vous couvrira à la hauteur des prestations offertes par le contrat d’assurance, tout un chacun doit préalablement répondre à certains critères se rapportant à leurs conditions médicales.
Une condition d’éligibilité médicale est une condition de santé pour laquelle vous avez dû être hospitalisé ou opéré, ou encore toute condition pour laquelle vous êtes traité par médication prescrite.
Chaque assureur décide des conditions qu’il ne veut pas accepter ou qu’il veut accepter sous certaines conditions (antériorité de la condition de santé, degré du trouble médical, stabilité médicale etc.). Les assurances fonctionnent toutes selon un grand principe. Ce qui n’est pas exclu ou soumis à restriction dans le contrat d’assurance, est couvert.

Faut-il en déduire qu’on ne peut être parfaitement couvert (à 100 %) si une condition médicale nous afflige ? La réponse est NON. Par contre, les exigences peuvent varier beaucoup selon l’âge, la durée du voyage ou encore selon la condition médicale elle-même.

Quelles sont les conditions médicales sujettes à exclusion ou à restriction ?

Comme précisé précédemment, chaque assureur établit ses règles. Il y a des exclusions très fréquentes, c’est-à-dire celles qui nous empêchent d’adhérer à une assurance voyage :

  1. Votre médecin vous déconseille de voyager ;
  2. Vous souffrez d’une maladie en phase terminale ;
  3. Vous êtes atteints d’un cancer avec métastases ou de certains cancers spécifiques (par exemple le cancer du pancréas ou le cancer du foie) ;
  4. Vous souffrez de problèmes rénaux nécessitant la dialyse ;
  5. Vous souffrez de problèmes respiratoires nécessitant l’oxygène à domicile ;
  6. Vous êtes porteur du VIH ou sida ;
  7. Vous êtes affligés de certaines scléroses, de la fibrose kystique, etc. ;
  8. Votre état est considéré comme de la mobilité réduite*.

*Depuis peu, quelques assureurs refusent les personnes à mobilité réduite, c’est-à-dire les personnes qui ont besoin de l’aide de quelqu’un d’autre pour les activités de la vie quotidienne ou pour se déplacer.

Ces exclusions systématiques sont très communes mais encore là, il faut les revoir avec votre courtier d’assurance voyage. Certains assureurs ont une liste qui peut différer, avec plus ou moins d’exclusions. Il y a aussi des conditions médicales additionnelles que l’on retrouve chez un assureur et pas chez un autre.

Que faire si l’une de ces conditions nous affecte ?

Regardons maintenant le côté positif. Même avec une condition médicale, qu’elle soit cardiaque, pulmonaire, diabétique ou autre, vous pouvez être couvert si votre condition est conforme à la stabilité requise par l’assureur. La stabilité est la durée vous séparant du dernier traitement, du dernier changement de médication ou du dernier suivi d’investigation par rapport à votre date de souscription ou votre date de départ en voyage. Attention, il faut se référer à la définition que donne chaque assureur de la stabilité médicale.

Par contre, il faut aussi comprendre que si vous cumulez plus de deux ou trois conditions majeures à votre dossier, il est fort possible que l’on vous refuse d’adhérer à une couverture d’assurance. On peut aussi vous imposer une franchise importante, soit 5 000 $ ou plus, en cas de consultation sur l’ensemble de votre dossier médical, sur une condition précise ou seulement en cas d’hospitalisation.

Au moment où vous souscrivez une assurance voyage, il est important de donner le maximum d’informations possibles. Il est certain qu’on ne tiendra pas compte d’une opération pour l’appendicite qui date de 20 ans ou encore de l’ablation de pierres à la vésicule depuis longtemps. Par contre, une opération pour le système cardiaque (pontages, angioplastie, changement de valve, etc.) doit toujours apparaître au dossier, peu importe depuis quand a eu lieu l’intervention.

C’est là qu’un représentant licencié en assurance contre la maladie ou les accidents est un précieux guide pour vous aider dans l’établissement de votre contrat d’assurance voyage.

Quelles sont les informations médicales que je dois connaître avant de contacter son courtier ?

Pour aider votre courtier à vous trouver l’assurance voyage adéquate, il est très important :

– de connaître votre liste de médicaments prescrits (tous les médicaments inscrits à votre dossier médical) ;

– de savoir pourquoi vous les prenez (ça contrôle quoi) ;

– d’avoir un agenda des dates importantes d’opération, de consultation ou d’hospitalisation pour des problèmes de santé tels que les troubles cardiaques, neurologiques, pulmonaires, etc.

Exemple : un pontage ou une angioplastie de plus de dix ou douze ans fait régulièrement l’objet d’une vérification particulière, et même d’une exclusion pour les voyages de longs séjours.

Si vous pouvez fournir de façon précise les réponses aux trois points mentionnés ci-haut, vous mettez toutes les chances de votre côté. En cas d’hésitation, vérifiez avec votre médecin, car toute erreur ou omission rend le contrat nul et sans effet dans son intégralité. Une simple consultation pour une grippe lors de votre voyage à l’étranger ou dans une autre province peut faire l’objet d’un refus de remboursement par l’assurance. En effet, s’il y a une erreur dans votre dossier, pour le cholestérol, l’hypertension ou autre, alors même que l’état de santé erroné n’est pas la raison de la réclamation médicale, vous ne serez pas remboursé.

Omettre volontairement ou involontairement des conditions médicales dans son dossier peut conduire au refus de toute réclamation médicale.

Une bonne connaissance des conditions du contrat et une bonne déclaration de ses conditions médicales sont les garants d’un voyage serein !

Quoi faire en cas de vol en voyage?

16 December 2016

Tu es en voyage à Bali avec tes amis pour t’initier au surf, te faire bronzer sur des plages paradisiaques et t’immerger dans la culture indonésienne. En revenant à ton auberge, tu réalises que le casier dans ta chambre, où tu avais laissé ton portefeuille, ton laptop et ton appareil photo, a été vandalisé… Le cadenas a été coupé. Tes objets de valeur ont disparu!

Comment réagir? Par où commencer pour te faire rembourser les items volés? Question de ne pas paniquer inutilement, voici ce que tu dois faire, étape par étape en cas de vol en voyage :

Démarche à suivre en cas de vol

1. Reste calme. Ça ne sert à rien de laisser le stress s’emparer de toi. Même si ce sont des objets qui ont une valeur monétaire ou sentimentale importante, tu dois garder ton calme et focaliser sur le positif. Après tout, ta vie n’est pas en danger et tu as bien fait d’avoir souscrit à une assurance voyage.

2. Vérifie qu’il s’agit bien d’un vol. Parfois, on déplace ses objets de sa valise vers son sac de jour et on oublie tout simplement qu’on les a bougés. Avant de crier au loup, tu dois prendre le temps de bien vérifier ce qu’il manque. Tu peux aussi demander à tes amis qui partagent ta chambre ou à tes voisins de la même auberge de vérifier s’ils ont également été cambriolés.

3. Fais l’inventaire de ce qui a été volé. Rédige une liste des items qui ont disparu pendant que ta mémoire est encore fraîche. Ajoute le plus de détails possible par écrit, comme l’année et le modèle, dans le cas d’appareils électroniques.

4. Informe le gérant de l’auberge. Rends-toi à la réception de ton hébergement et demande à parler au gérant. Explique-lui calmement la situation.

5. Appelle ton agent d’assurance. Ton agent va te demander plusieurs informations et il va t’envoyer un formulaire de réclamation à remplir.

6. Obtient un rapport de police. Tu dois te rendre dans un poste de police et obtenir un rapport officiel qui résume le vol. C’est un document clé pour obtenir un remboursement des objets manquants. Si c’est totalement impossible, il faut vérifier auprès de ton agent d’assurance pour les assurances qui couvrent la perte d’objets.

7. Envoie le rapport de police à ton agent d’assurance. Dès que tu obtiens le fameux rapport de police, tu l’envoies sans tarder à ton agent d’assurance. Tu peux l’envoyer par email en scannant le document, par fax ou encore par la poste.

8. Reçois ton remboursement par chèque. Une fois que les documents seront validés par l’assureur, tu recevras un remboursement par chèque selon les conditions de ton contrat d’assurance.

Astuces de voyageur expérimenté :

• Prends en photo ton passeport, tes documents de voyage et tes items de valeur, en plus de noter les numéros de série de tes appareils électroniques avant de partir en voyage et envoie-les-toi par courriel. En cas de vol, cela simplifiera ton processus de réclamation. Clic, clic!

• Si ton passeport a été volé, tu dois immédiatement en informer le bureau de délivrance des passeports le plus près. Il est possible d’obtenir un titre de voyage d’urgence ou un passeport temporaire en cas de besoin urgent. Plus d’infos sur le site du gouvernement du Canada.

• Si tu t’es fait voler ta carte de crédit, tu dois rapidement en informer la compagnie émettrice de la carte. Ta carte doit être annulée le plus tôt possible. Ta compagnie de carte de crédit va te guider dans le processus pour obtenir une nouvelle carte chez toi ou en voyage.

Ce n’est pas la fin du monde de se faire voler des items en voyage, mais ce n’est certainement pas agréable. Il faut simplement savoir quoi faire et garder son sang froid. Après tout, tu devrais te féliciter d’avoir pris une assurance voyage avant de partir! Bien joué!

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies. Une séries d’articles verront le jour sur notre blogue au cours des prochains mois.

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Les 7 défis pour travailler à l’étranger

1 December 2016

Quel que soit son pays de résidence et quel que soit le pays visé, rechercher une expérience professionnelle à l’étranger s’articule autour de défis similaires. À moins que l’on soit affecté à l’étranger par son employeur ou que l’on ait été recruté à distance, être demandeur d’emploi à l’étranger n’est pas facile. Celui qui part à l’étranger pour travailler devra s’y préparer et relever les sept défis suivants :

Se munir d’un visa ou d’un permis de travail

L’élément clé d’une expérience professionnelle à l’international est de disposer du droit légal de travailler dans le pays de destination. Ce prérequis s’acquiert selon des modalités propres à chaque pays. Les démarches peuvent être longues et demandent au requérant patience et persévérance. Divers types de documents sont fréquemment nécessaires pour une demande de visa : certificat d’autorisation de la police, certificat médical, copies des diplômes, extrait de casier judiciaire etc.

Pour les jeunes de 18 à 30 ans, le permis vacances travail facilite les démarches en réduisant fortement les délais d’un précieux sésame pour travailler dans un pays autre que le sien. Le PVT est un visa d’immigration temporaire qui s’adresse à ceux dont leur pays a signé des accords PVT avec d’autres nations.

Adapter son curriculum vitae

Chaque pays se distingue par sa culture professionnelle et son approche des aptitudes et des talents individuels. Un CV ne se rédige pas de la même manière d’un pays à l’autre. Tout candidat se devra de découvrir les codes et les coutumes afin de préparer son curriculum vitae adéquatement. Il devra être rédigé dans la langue locale afin de démontrer son employabilité. Puisque le voyageur ou l’expatrié en sera peut-être à sa première expérience internationale, il devra se munir de références solides. Obtenir des références des employeurs actuels et passés se prépare avant de partir travailler à l’étranger. Les documents attestant de sa formation scolaire et universitaire, idéalement avec une traduction dans la langue locale, sont importants dans sa démarche de recherche d’emploi.

Ajuster ses prétentions salariales

L’expérience professionnelle acquise dans son pays d’origine ne sera pas toujours reconnu à sa juste valeur. Il est souvent recommandé de privilégier l’obtention d’une première expérience localement que de rechercher le poste idéal au niveau salaire et description de tâches. Une fois que le cheminement professionnel est engagé dans son pays d’expatriation, il ne faut pas toujours garder son dernier salaire comme point de référence. En effet, la différence du coût de la vie d’un pays à l’autre influence beaucoup le niveau de rémunération. Par ailleurs, certaines professions peuvent être sous valorisées par rapport à son pays d’origine. L’inverse est vrai aussi. Les prétentions salariales se fixent en s’informant de la réalité du marché local et en cherchant des comparables.

Faire reconnaître ses qualifications

Le système éducatif peut être très différent dans le pays de destination. Son niveau d’étude ne correspond pas toujours à une réalité tangible sur un autre marché de l’emploi. Certains pays offrent alors des services pour aider à établir l’équivalence locale des diplômes. Cela ne garantit pas toujours que les employeurs y seront sensibles. Pour des branches professionnelles techniques, il sera peut-être nécessaire de réaliser une mise à niveau au sein d’un établissement d’enseignement local. La question de la reconnaissance de ses qualifications doit être abordée très tôt dans son processus d’expatriation afin de ne pas subir de déconvenues une fois sur place.

Savoir décrypter une offre d’emploi

Le jargon professionnel est propre à un secteur d’activité mais aussi à un pays. Ainsi, une même profession sera abordée dans un autre pays sous un angle différent avec certains termes et concepts inconnus chez soi. Il est alors recommandé de lire de nombreuses offres d’emploi afin d’intégrer les spécificités locales. Par ailleurs, un terme même similaire peut recouvrir une réalité bien différente. Lorsque l’expatrié est à destination, il pourra rencontrer des personnes et les interroger sur la réalité de leurs tâches au quotidien. Il devra choisir judicieusement ses mots pour définir le poste recherché. En conséquence de quoi, il pourra détecter les opportunités d’emploi qui n’en sont pas réellement et s’assurer plus facilement que le poste correspondra à l’idée qu’il s’en fait.

Réseauter et s’appuyer sur le bouche-à-oreille

De nombreuses opportunités d’emploi ne sont pas accessibles par les canaux traditionnels (offres d’emploi publiées). Dans certains pays, les postes d’emploi se comblent par une approche informelle, sur recommandation ou par cooptation. Se rapprocher de communautés d’expatriés et participer à leurs évènements sociaux sont un excellent vecteur pour tisser un réseau de contact et discuter des possibilités d’emploi. Les membres de ces communautés sont passés par les mêmes difficultés que rencontre tout nouvel arrivant. Ils seront en mesure d’alerter sur les embûches et de recommander les pistes pour optimiser ses chances de décrocher son premier emploi localement. Établir une liste d’entreprises intéressantes pour soi et planifier une candidature spontanée auprès de chacune d’entre elles est aussi à explorer.

Rassurer le futur employeur

Une fois les premiers défis relevés, les premiers entretiens d’embauche se déroulent. Rentre alors en jeu les mêmes critères de compétences, d’attitudes et de comportements que lors d’une recherche d’emploi dans son pays d’origine. À l’étranger, avec une plus ou moins grande maîtrise de la langue locale, le travailleur expatrié ou le voyageur menu d’un PVT devra déployer tout son talent pour rassurer son futur employeur. Ce dernier devra ressentir que le candidat comprend la réalité locale et saura s’intégrer dans une équipe qui ne connaît pas sa culture. L’adaptation rapide sont les maîtres mots d’une expérience de travail à l’étranger réussie.

6 préparatifs incontournables avant de s’expatrier à l’étranger

17 November 2016

Organiser sa vie dans un nouveau pays est à la fois excitant et stressant. La personne devient un expatrié. Elle porte habituellement toute son attention sur la vie qui l’attend à destination. Elle s’échine à prendre des dispositions concernant son futur logement ou son nouveau véhicule par exemple. Pour une famille, l’inscription des enfants dans un nouvel établissement scolaire est un sujet crucial. Que l’on choisisse de déménager pour une offre d’emploi attrayante, pour se rapprocher de la famille déjà installée là-bas, ou tout simplement pour une nouvelle aventure, il y a une foule de choses à organiser. Préparer son expatriation est souvent perçu comme commencer une nouvelle vie. Mais celle-ci passe également par considérer des éléments d’importance dans sa vie actuelle. Alors, six préparatifs sont incontournables pour régler ses affaires avant de partir :

1. Décider quoi faire de son logement

Dans le cas d’une personne qui loue un appartement ou une maison, il y a des contraintes pour mettre un terme à son bail avant échéance. Il est souvent plus facile d’attendre la fin de son bail pour synchroniser son départ du pays. Dans l’hypothèse d’une affectation professionnelle survenant au cours de la période de location, il est recommandé de prendre des dispositions avec son propriétaire dès que la date de départ est connue. En l’informant suffisamment à l’avance, il est plus facile de trouver un compromis pour une cessation anticipée du bail.

Dans le cas d’une personne qui est propriétaire de son logement, celle-ci doit envisager soit de le mettre en vente, soit de le mettre en location, soit de le conserver sans locataire. De multiples facteurs penchent pour l’une ou l’autre des options. C’est avant tout la gestion à distance d’une vente après sa date de départ, l’entretien d’un logement vide ou le suivi avec ses locataires depuis l’étranger qui représentent les plus grands défis. Il est alors essentiel de s’entourer de proches restés au pays ou de s’appuyer sur les services professionnels soit d’un agent immobilier soit d’une agence pour la gestion de son bien mis en location.

2. Entreposer ses biens et ses effets personnels

Un départ à l’étranger pour une courte ou une longue durée ne se traduit pas forcément par le déménagement de toutes ses possessions. Les expatriés décident parfois de conserver des meubles et des objets personnels qu’ils souhaiteraient retrouver une fois la période de vie à l’étranger terminée. La famille et les amis ne peuvent pas toujours offrir l’espace de stockage nécessaire. Louer un espace d’entreposage s’avère alors une nécessité. Le coût n’est pas anodin et l’expatrié doit mettre dans la balance la valeur pécuniaire et sentimentale de ses biens par rapport aux frais mensuels de l’entrepôt. Le risque est d’oublier de s’acquitter des frais à un moment donné et de perdre tout le contenu de son entrepôt. La distance rend parfois difficile le paiement des frais. Si le séjour à l’étranger est d’une durée définie, il est préférable alors de s’acquitter du montant de toute la période dont la personne a besoin.

3. Prendre les dispositions avec les administrations

En quittant son pays de résidence habituelle, une personne peut perdre sa protection sociale. Dépendamment des pays, l’expatrié perd ses droits au régime public de santé dès que son séjour à l’étranger dépasse une certaine durée. Il est recommandé de prendre contact avec sa régie d’assurance pour les informer au préalable. Connaître les conditions pour retrouver ses droits à son retour permet aussi de prendre sereinement les mesures adéquates.

Par rapport à sa situation fiscale, il faut s’informer s’il existe ou non une convention de non double imposition entre son pays et le pays d’expatriation. Si on perçoit des revenus (salaires, loyers etc.) dans les deux pays, il faut savoir comment se mettre en conformité avec les deux administrations fiscales. Selon que l’on est payé par un employeur local ou par son employeur actuel au pays a aussi un impact. Là où sera versé le salaire, dans son compte bancaire au pays ou dans une banque locale doit être pris en compte. Consulter un comptable ou un fiscaliste est hautement recommandé afin de prendre les dispositions nécessaires avant son départ.

4. Régler ses assurances privées

Les assurances à résilier avant le départ ou à conserver sont un sujet d’importance. Si l’expatrié conserve un bien immobilier dans son pays d’origine, l’assurance habitation sera à conserver mais devra être adaptée. Elle devra refléter son nouveau statut, celui de propriétaire non occupant. S’il est locataire mais que le bail n’est pas encore à échéance, même en son absence, le logement est sous sa responsabilité. L’expatrié devra conserver son assurance habitation jusqu’à la fin du bail. Si un occupant temporaire loge en son absence, il devra quand même conserver une assurance à moins que la personne qui sous-loue lui apporte la preuve d’une assurance habitation en son nom.

Si la personne en partance pour une expatriation vend sa voiture avant son départ, il est logique de résilier l’assurance automobile. Mais s’il compte amener son véhicule dans son pays d’expatriation, cela se complexifie. Dépendamment du pays de destination et de la durée de son séjour, son assureur ne pourra pas toujours lui offrir une couverture d’assurance. Il y a souvent un aspect légal qui entre en jeu. Il est nécessaire que la compagnie d’assurance soit homologuée localement. Changer d’assureur pour une compagnie d’assurance locale s’avèrera souvent la seule solution. L’expatrié pourrait alors perdre son historique de bon dossier d’assurance et être amené à payer une prime d’assurance automobile plus élevée.

5. Choisir une compagnie de déménagement international

La première étape est de demander des soumissions uniquement auprès des compagnies certifiées auprès de la Fédération Internationale des Déménageurs (FIDI) ou International Association of Movers (IAM) en anglais. L’ancienneté d’un membre est aussi un indicateur de la pérennité et du sérieux d’une compagnie de déménagement.

Par ailleurs, selon le pays de destination, certaines compagnies n’ont pas d’employés locaux et embauchent des ressources externes. Cela affecte la qualité du service car ces personnes ne sont pas forcément adéquatement formées ni ne respectent les standards de la compagnie. Il est recommandé de sélectionner un déménageur qui dispose localement d’une équipe de déménageurs employés et non pas issue d’une sous-traitance. Il en est de même du matériel qui sera employé par une compagnie. Il faut se méfier des compagnies qui utilisent des véhicules non sérigraphiés à leur marque ou emploient des personnes qui n’ont même pas une tenue vestimentaire avec un logo de la compagnie. Ces petits détails ne sont pas si anodins lorsque vient le temps de s’appuyer sur un expert de la mobilité internationale.

Comme pour tout service, lire les commentaires et les évaluations faites par d’autre clients est un incontournable dans son évaluation d’un prestataire. Les avis sont un très bon indicateur de la qualité de service d’un déménageur à l’international.

6. Souscrire une assurance médicale pour expatrié

Le dernier préparatif incontournable et non pas le moindre, est la souscription d’une assurance santé soins médicaux d’urgence. En effet, tout long séjour à l’étranger requiert de disposer d’une couverture médicale adéquate. Le régime de santé public dans son pays n’offre qu’une couverture d’une portée et d’une durée limitée. Seule une assurance santé pour expatrié protègera adéquatement la personne et sa famille lors de leur épisode de vie dans un nouveau pays de résidence.

À ce titre, Escapade Assurance Voyage offre des solutions d’assurances voyage et expatriation couvrant adéquatement les risques de la vie quotidienne ainsi que les risques inhérents à la situation géopolitique du pays d’expatriation. Cliquez ici pour découvrir ces assurances expatriation.

Comment faire une réclamation médicale en voyage ?

18 October 2016

La mauvaise presse des assurances lors du paiement des réclamations

Toute personne assurée s’est déjà vu dire que les compagnies d’assurance ne remboursent pas toujours correctement lorsqu’un accident survient. Même si les règles de remboursement sont listées précisément mais de manière fastidieuse dans les contrats d’assurance, il peut demeurer une arrière-pensée sur le risque de ne pas bénéficier de la couverture à laquelle on aurait droit en s’acquittant de la prime d’assurance.

Ce biais peut provenir de plusieurs sources. L’une des situations est que l’assuré a mal interprété la couverture de laquelle il pensait bénéficier. Le rôle d’un courtier ou d’un représentant en assurance est crucial car il est l’interlocuteur privilégié pour comprendre les besoins d’un voyageur et l’informer adéquatement des garanties mais aussi des restrictions et des exclusions. Une autre situation est que le voyageur s’est exposé à un risque dont il avait oublié qu’il n’était pas prévu à son contrat d’assurance voyage. Enfin, une dernière situation est parfois que le voyageur assuré n’a pas évalué correctement son état de santé au préalable par rapport aux conditions convenues dans son contrat d’assurance voyage pour le volet soins médicaux d’urgence à l’étranger.

Les réclamations ne sont peut-être pas toujours faciles à finaliser, mais si les règles ont été bien énoncées lors de la vente de l’assurance et si elles ont été bien suivies par l’assuré, il n’y a pas de raisons pour qu’un assureur ne paie pas lors d’un sinistre.

Les restrictions et les exclusions courantes en assurance voyage

Qu’il s’agisse d’assurance voyage avec ou sans questionnaire médical, tout contrat comporte des dispositions quant à l’état de santé préalable du voyageur avant sa date de départ ou la date d’entrée en vigueur selon. En outre, tout voyageur se doit de garder à l’esprit certaines exclusions générales relatives à la majorité des produits. Beaucoup de voyageurs les ignorent et par conséquent cela ouvre la porte à un litige lors d’une présentation d’une demande de règlement médical.

Les produits d’assurance voyage ne couvrent pas habituellement :

  1. les sports à risque ;
  2. les activités de sport professionnel rémunérées ;
  3. les courses de vitesse ou d’endurance ;
  4. le pilotage d’un aéronef ou une envolée comme passager payant dans un appareil autre qu’un transporteur public ;
  5. les pays, les régions ou les villes dans lesquels les Affaires étrangères du Canada émettent un avertissement de ne pas séjourner ;
  6. et dans certains cas le travail rémunéré (certains produits d’assurance voyage pour snowbirds ne couvrent pas les gens qui travaillent contre rémunération).

Les exclusions qui peuvent par contre toucher davantage l’ensemble des voyageurs sont :

  1. un traitement facultatif (un soin médical qui peut attendre le retour de voyage) ;
  2. un voyage entrepris dans le but de recevoir des traitements médicaux ;
  3. la dissimulation ou la déclaration délibérément erronée relative à une assurance ou à la présentation d’une réclamation ;
  4. usage de drogues, abus de médicaments ou d’alcool qui entraîne directement ou    indirectement une réclamation ;
  5. tentative de suicide ou automutilation ;
  6. les troubles mentaux ou émotifs, l’anxiété, le stress ou la dépression à moins de devoir être hospitalisé. Ici, il faut préciser que certains produits d’assurance-voyage ne couvrent jamais les problèmes mentaux ou psychologiques, car ils ne sont pas considérés comme une urgence médicale.

De toutes ces exclusions, celle qui cause le plus souvent problème, c’est l’abus d’alcool.

Si vous entrez à l’urgence à la suite d’un accident aussi banal qu’une chute amenant un coup à la tête, une entaille au-dessus d’un œil ou encore une cheville foulée, et si on pense que vous dépassez la limite d’alcool permise et qu’à la suite d’une prise de sang le résultat se situe au-dessus de la limite légale, la compagnie d’assurance est en droit de ne pas payer vos frais médicaux afférents.

De l’importance d’appeler le numéro d’urgence de l’assurance avant toute consultation médicale

Le fait de ne pas appeler le centre d’assistance avant de consulter (à moins d’une situation médicale grave ou d’une admission hospitalière en extrême urgence) peut vous créer des surprises désagréables, comme par exemple le non-paiement de la réclamation. En contactant le centre d’assistance, les intervenants vous diront immédiatement comment procéder, ce qui vous évitera de faire des faux pas. Les numéros d’urgence à composer sont listés sur votre certificat d’assurance et dans votre police d’assurance détaillant la portée exacte de la couverture souscrite.

De l’importance de disposer d’une carte d’assurance-maladie valide

Quel que soit votre province ou territoire de résidence, vous disposez normalement d’une inscription à un régime public d’assurance. Celui-ci vous a remis une carte d’assurance-maladie. Elle doit toujours être en vigueur, car lors d’une réclamation en voyage à l’étranger, l’assureur vérifie si vous êtes bien en règle. Si par malheur votre carte n’est plus valide, votre réclamation médicale risque fort d’être refusée ou le niveau des prestations de remboursement drastiquement réduit.

La meilleure façon d’éviter les problèmes de réclamations médicales en voyage est de bien lire votre police d’assurance avant le départ et de poser toutes les questions pertinentes à votre courtier ou à votre représentant en assurance.

7 clés pour comprendre le permis de conduire international

2 October 2016

1. Qu’est-ce qu’un permis de conduire international ?

Le permis de conduire international ou PCI est la traduction en dix langues des informations de son permis de conduire usuel. Les langues sont l’anglais, le français, l’espagnol, le russe, le chinois, l’allemand, l’arabe, l’italien, le suédois et le portugais. Le titulaire dispose ainsi d’une nouvelle pièce d’identité avec photo en complément de ses autres documents d’identité. De plus, la plupart des compagnies de location de voitures demanderont un PCI, même s’il n’est pas requis pour conduire dans le pays visité. Le permis de conduire international n’est pas valable dans l’état ou la province où le titulaire a établi sa résidence principale. Celui-ci doit faire les démarches officielles en vue de l’obtention d’un permis réglementaire pour l’état ou la province de résidence. Le permis de conduire international ou PCI est un titre de conduite là où l’on est qualifié de non-résident.

2. Un automobiliste canadien a-t-il besoin d’un PCI en Amérique du Nord ?

Le permis de conduire international a été créé dans le cadre d’une convention de l’ONU sur la circulation routière en 1949. Ce document est reconnu dans tous les pays signataires de cette convention. Si certains n’ont pas signé cette convention, le PCI est souvent accepté sur leur territoire.
Pour les Canadiens, le PCI est habituellement requis à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Normalement, les permis de conduire canadiens sont suffisants pour circuler aux États-Unis ou au Mexique. Malheureusement, sans exiger explicitement ce fameux permis de conduire international, certains états américains avaient adopté une législation qui n’acceptait pas les permis non rédigés en anglais. Cela a un impact direct pour les résidents du Québec.

L’état américain de la Géorgie est un passage presque obligé pour ceux voyageant en voiture à destination de la Floride. De nombreux retraités canadiens, nommés couramment les snowbirds, risquaient d’être confrontés à la législation locale concernant les permis de conduire. En effet, tout automobiliste circulant dans cet état devait disposer d’un permis de conduire rédigé en anglais. Cela entraînait de facto une impossibilité pour les Québécois de rouler localement avec leurs permis de conduire libellés en français. Les autorités géorgiennes semblaient imposer rarement une amende aux automobilistes ne détenant qu’un permis québécois. Mise en sursis depuis, cette loi sera abrogée fin 2016, ce qui permettra aux automobilistes québécois de présenter leur passeport et leur permis de conduire du Québec en cas de besoin. À partir du 1er janvier 2017, la Géorgie n’exigera plus qu’on présente à ses agents un permis de conduire international si le permis de conduire détenu est rédigé dans une autre langue que l’anglais. La présentation du passeport canadien avec le permis de conduire québécois rédigé uniquement en français seront recevables pour les autorités locales. Il ne sera plus nécessaire pour un Québécois de disposer d’un permis de conduire international en Géorgie.

3. Comment s’informer au sujet des permis selon les pays visités ?

Outre les conseils aux voyageurs, le ministère des affaires étrangères canadiens informe sur la nécessité ou non de se procurer au préalable un permis de conduire international. L’information est précisée dans l’onglet “Lois et coutumes” de chaque fiche pays. Pour consulter les renseignements par pays, veuillez suivre le lien suivant : https://voyage.gc.ca/voyager/avertissements.

4. Où se procurer un permis de conduire international ?

Pour les résidents canadiens, la CAA est la seule instance canadienne autorisée à émettre et à délivrer le permis de conduire international.

Un permis de conduire international n’est valide que pour une durée d’un an à partir de la date de délivrance. Les automobilistes doivent présenter une nouvelle demande chaque fois qu’un autre PCI est nécessaire.

5. Quelles sont les conditions pour obtenir un PCI ?

Un voyageur canadien souhaitant utiliser un véhicule routier dans un pays exigeant le permis de conduire international doit être âgé d’au minimum 18 ans. Il doit, par ailleurs, détenir un permis de conduire canadien valide et sans restriction. Les automobilistes canadiens qui ne peuvent obtenir un PCI sont ceux qui ne détiennent qu’un permis temporaire (ou d’apprentissage) et ceux qui se sont vus retirer leur permis pour cause d’infractions au code de la route.

Le permis de conduire international ne s’applique pas à une catégorie de véhicules dont le permis canadien détenu par l’automobiliste n’autorise pas la conduite.

6. Quel est le coût de ce permis de conduire ?

L’automobiliste canadien peut se présenter à son club CAA local avec les documents requis (une photocopie recto-verso du permis de conduire en règle émis par sa province de résidence, deux photographies passeport et le formulaire de demande de PCI de la CAA).

Le coût est actuellement de 25$ (sujet à changement sans préavis de la part de CAA).

Vous pouvez également en faire la demande par la poste. Une demande envoyée par la poste doit inclure le paiement des frais soit par carte de crédit ou sous forme de traite bancaire, de mandat ou de chèque en fonds canadiens provenant d’une institution financière canadienne payable à votre club CAA local.

Il faut savoir que le PCI ne sera pas délivré plus tôt qu’un mois avant la date de départ. Le PCI est valide pour un an, à compter de sa date de délivrance. Nul besoin d’être membre de la CAA pour en faire la demande!

7. Que se passe-t-il si on reste à l’étranger plus d’un an ?

Si le séjour à l’étranger dépasse un an et que votre PCI expire, vous pouvez en demander un nouveau, à la condition que votre permis de conduire canadien soit toujours valide. Votre nouveau permis de conduire international sera alors posté à l’étranger, à vos frais.

6 réalités méconnues sur l’assurance voyage

2 September 2016

Une assurance annuelle ne peut être interrompue

Si un voyageur souscrit un plan annuel d’assurance voyage, appelé également assurance multi-voyages, ce type de plan n’est pas remboursable dès qu’il est entré en vigueur. Il offre une couverture d’assurance pour un nombre illimité de voyages d’une certaine durée, au cours de 365 jours consécutifs. Si l’assuré ne s’en prévaut qu’une fois ou plusieurs fois au cours de la période annuelle, la prime d’assurance ne varie pas. L’argument du non-remboursement est que l’assuré peut l’utiliser plus tard puisque le contrat est valide pour une année à compter de la date de départ de son premier voyage assuré. Il est évident que selon l’âge du voyageur assuré, certaines conditions médicales pourraient ne pas être couvertes si celui-ci ne respecte pas la période de stabilité requise à chaque nouveau départ. Habituellement, toute personne prévoyant de voyager à l’extérieur de sa province de résidence à plusieurs reprises devrait considérer le choix d’un plan annuel d’assurance voyage. Cela s’avèrera plus économique que plusieurs assurances voyages uniques.

 

Une franchise peut s’appliquer plusieurs fois en voyage

Certaines assurances voyages pour tous et les assurances voyages à destination des voyageurs de 55 ans et plus offrent la possibilité de choisir l’application d’une franchise afin d’abaisser la prime d’assurance. L’application exacte de la franchise dépend de chaque assureur. Il est important de se référer à la section de la police d’assurance qui détaille les conditions d’application de la franchise. D’une manière générale, la franchise médicale s’applique à chaque nouvel événement (accident ou maladie). Par exemple, si un voyageur consulte pour un début de bronchite, il devra payer le montant de la franchise prévue à son contrat d’assurance voyage. S’il consulte ensuite pour une cheville cassée, la franchise est applicable une nouvelle fois car il s’agit de deux évènements distincts.

 

Mais de plus en plus, la franchise s’applique aussi par visite d’une salle d’urgence ou par hospitalisation même si reliées à la même situation médicale. Si l’assuré retourne pour un suivi prévu par le médecin traitant, la franchise ne s’appliquera pas. Mais s’il retourne dans une salle d’urgence à cause d’une rechute brutale de son état de santé, certains contrats appliqueront de nouveau la franchise.

 

Au moment de l’achat de l’assurance voyage, il faut vérifier attentivement les conditions générales.

 

Le nombre de médicaments prescrits peut influencer la prime d’assurance

Le nombre de médicaments prescrits à la pharmacie fait régulièrement l’objet d’une question médicale sur les contrats pour les voyageurs souhaitant couvrir leurs états de santé préexistants. Ce critère se retrouve soit dans l’admissibilité, soit dans le questionnaire médical. La réponse participe à déterminer la prime d’assurance. Il est alors fortement recommandé de vérifier avec son médecin si certains médicaments pris au besoin ou non essentiels ne pourraient pas être remplacés par des médicaments en vente libre. Ainsi, le nombre de médicaments prescrits diminue. Cela peut donner accès à plus de produits d’assurance ou encore éviter les questionnaires médicaux allongés qui doivent être approuvés par l’équipe médicale des compagnies d’assurance. Ce procédé est plus ardu car le voyageur devra fournir des résultats d’examens, impliquant alors pour lui des frais, du temps d’attente et par conséquent du stress.

 

Le remboursement partiel de la prime d’assurance pour voyage écourté est soumis à condition

Tout voyageur effectuant un retour hâtif vers son pays ou sa province de résidence peut se prévaloir d’un remboursement pour les jours non utilisés. Cette possibilité n’est pas offerte sur les assurances annuelles ni sur les assurances comportant une garantie d’annulation ou d’interruption de voyage.

 

Lorsque le contrat d’assurance voyage l’y autorise, un remboursement pour retour anticipé est soumis à certaines conditions. Aucun remboursement n’est possible si le voyageur assuré a consulté dans le but d’obtenir des services médicaux pendant son séjour à l’étranger. Cette restriction est toujours bien décrite dans les conditions de la police d’assurance voyage souscrite. Si le voyageur n’a effectué aucune réclamation médicale et n’a pas de demande de règlement médical à soumettre à l’assureur, il peut se prévaloir d’un remboursement des journées d’assurance non utilisées. Des frais administratifs sont applicables. Ils sont généralement précisés dans le certificat d’assurance émis initialement. Ces frais varient légèrement selon les assureurs. Il est également demandé de fournir une preuve de retour valide dans son pays ou dans sa province de résidence.

 

Une assurance collective pour couvrir le début de son voyage amène certains inconvénients

Il peut être intéressant de couvrir le début de son voyage grâce à une assurance collective ou encore une carte de crédit qui offre à son détenteur une couverture d’assurance voyage. Il est de la responsabilité du voyageur de bien vérifier le nombre de jours couverts et la stabilité requise. Si le voyage entrepris dépasse en durée la couverture offerte au travers de l’assurance collective ou de la carte de crédit, elle devra être complétée par une assurance voyage unique. Il faut que celle-ci soit souscrite avant la date de départ en voyage et les deux périodes d’assurance doivent se succéder sans journée d’interruption.

Si le voyageur prolonge la couverture offerte au travers de l’assurance collective ou de la carte de crédit, il est capital de vérifier que le premier assureur autorise à prolonger son plan avec un autre assureur. Les normes sont parfois assez différentes. Par exemple, certains plans collectifs exigent d’utiliser le nombre de jours prédéterminés de l’assurance, sans possibilité de prolonger. Ou encore certaines cartes de crédit doivent être prolongées par le même assureur à moins d’une autorisation spéciale.

 

Enfin, si un évènement médical se produit au cours de la première période d’assurance (celle sous la couverture collective ou celle de la carte de crédit), cela entraine un changement de stabilité médicale au regard de l’assureur qui complète la seconde période assurée. En conséquence, un accident ou une maladie lors de la première période d’assurance devient une exclusion pour état de santé préexistant pour la deuxième période d’assurance.

 

La date de retour sur un contrat d’assurance est selon l’heure d’arrivée de son vol

Quand un voyageur fait une demande pour assurer un voyage à forfait, il est important qu’il connaisse les dates et heures de départ et de retour. L’heure de retour dans son pays ou dans sa province de résidence est cruciale. Il arrive souvent que les vols de retour se fassent assez tard en soirée. Pour que l’assurance voyage soit bien valide, elle devra être souscrite jusqu’à la date du lendemain puisque le vol se termine après minuit.