7 choses à prévoir avant de partir en voyage

28 May 2018

Après des semaines d’attente, le moment tant attendu est enfin arrivé : le billet d’avion est acheté et le grand voyage approche! D’un certain point de vue, le plus difficile est déjà fait : le projet s’est transformé en réalité. Mais parlant de réalité… il ne faut surtout pas oublier tous les préparatifs en vue du départ! Voici quelques étapes à ne pas négliger avant de partir.

1. Se procurer un permis de conduire international

Beaucoup de voyageurs croient qu’on perd son temps et son argent en se procurant un permis de conduire international. Pourtant, celui-ci est obligatoire pour conduire dans certains pays. Les règles peuvent même changer d’une région à l’autre dans un même pays! Si certains endroits comme la Thaïlande sont plutôt conciliants, avec une amende d’à peine 8 $ pour les conducteurs fautifs, la facture peut monter très rapidement ailleurs dans le monde. Quand on sait qu’un permis de conduire international ne vaut que 25 $ (dans un centre de services de CAA-Québec), ce n’est pas cher payé pour avoir l’esprit tranquille!

2. S’inscrire sur la liste des canadiens à l’étranger

Tous les voyageurs devraient s’inscrire sur le site du gouvernement canadien. L’opération ne prend pas plus de 10 minutes et elle assure d’être toujours à jour sur les événements importants (et potentiellement dangereux) dans les pays que l’on compte visiter. Ainsi, tout voyageur inscrit recevra un courriel en cas de mouvement politique préoccupant, de catastrophe naturelle imminente ou de tout autre phénomène nécessitant qu’il prenne des précautions. Le courriel contiendra toutes les recommandations du gouvernement canadien ainsi que l’adresse de l’ambassade ou du consulat le plus proche et les numéros d’urgence exclusifs aux ressortissants canadiens.

3. Souscrire à une assurance voyage

Qui ne connaît personne qui est tombé malade en voyage ou qui s’est blessé sur la route? Au nombre de personnes qui subissent les contrecoups souvent inévitables du voyage, on peut dire que souscrire à une assurance voyage, ça va de soi! Tout le stress lié à l’obtention de soins à l’étranger est ainsi évacué pour que l’on puisse se concentrer sur ce qui est vraiment important : retourner profiter de ses vacances au plus vite! Et c’est presque trop facile si l’on choisit bien son assureur!
Astuce : Parlant d’assurances, les voyageurs qui prévoient être à l’extérieur du Québec plus de 6 mois (182 jours) au total dans une même année (du 1er janvier au 31 décembre) doivent en informer la Régie de l’assurance maladie du Québec par téléphone.

4. Choisir le bon équipement

Ici, chaque voyageur a sa méthode. Certains voyagent très léger, alors que d’autres pourraient pratiquement dormir dans leur valise! Mais peu importe sa méthode, il y a des essentiels. Pour un court séjour, mieux vaut prévoir assez de vêtements pour s’éviter des allers-retours à la buanderie. Dans le cas inverse, il faut en prévoir suffisamment pour avoir l’esprit tranquille, mais pas trop, surtout si l’on compte se déplacer souvent. À ne pas négliger : les appareils électroniques. Vaut-il mieux emmener un appareil photo ou un téléphone intelligent? Une tablette électronique ou un ordinateur portable? Il est primordial de bien considérer le tout, parce que les appareils électroniques sont souvent lourds pour leur taille!

5. Répertorier ses possessions

Autre point important concernant l’équipement : il est fortement conseillé de répertorier ce que l’on transporte dans ses bagages. Le plus important, c’est de noter les numéros de série de tous les appareils électroniques que l’on compte transporter avec soi. Si l’on emmène d’autres objets de valeur (comme des bijoux, par exemple), il peut être judicieux de les répertorier également avec, s’il y a lieu, la marque et le modèle. Une fois que tout est noté, il est recommandé de prendre tous les appareils et objets de valeur en photo et de s’envoyer le tout par courriel. Il peut être judicieux d’en envoyer une copie à quelques personnes de confiance, au cas où l’on perdrait l’accès à ses courriels. En cas de réclamation pour vol ou pour perte, ces précautions serviront de preuve que l’on possédait vraiment ces objets.

6. Noter les adresses et numéros de téléphone importants

Que faire si l’on se fait voler ses papiers, son portefeuille ou ses valises? Pour toujours savoir qui appeler en premier, le mieux est de faire une liste des numéros de téléphone importants. Le numéro du service d’aide d’urgence du gouvernement du Canada, incluant l’adresse courriel (sos@international.gc.ca) est un bon début. C’est une bonne idée de poursuivre avec une liste des coordonnées (adresse, numéro de téléphone et courriel) des ambassades et des consulats du Canada dans les pays que l’on va visiter. Tous les amis et contacts que l’on a dans ces pays peuvent aussi faire partie de la liste. Pour finir, il est très important de noter les numéros de téléphone des banques qui gèrent ses cartes de crédit et de débit. Encore une fois, il faut s’envoyer le tout par courriel et en envoyer une copie à quelqu’un de confiance.

7. Vérifier la date d’expiration de son passeport

Ça peut sembler évident, mais il ne faut surtout pas oublier de vérifier que son passeport est encore valide… Et qu’il l’est pour encore un petit bout de temps! La plupart des pays dans le monde exigent que le passeport d’un voyageur soit valide pour au moins six mois après la date prévue de sa sortie du pays. Après tous ces préparatifs en vue du voyage, ce serait toute une déception de devoir rentrer à la maison pour un passeport trop vieux! D’ailleurs, il est primordial de vérifier les conditions d’entrée des pays que l’on souhaite visiter. Peut-être que l’obtention d’un visa est nécessaire?

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies.

 

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Est-ce que l’assurance voyage est obligatoire?

9 April 2018

Lorsqu’on part en voyage, tout ce dont on a besoin c’est son maillot de bain, son passeport et le tour est joué, n’est-ce pas? En fait, ça implique beaucoup plus de planification telle que : établir un budget de voyage, créer un itinéraire, vérifier les exigences de visa et obtenir les vaccins nécessaires à une clinique du voyageur. Tout ceci peut rapidement devenir accablant!

En plus de toute cette préparation, il faut également considérer certaines étapes obligatoires :

– Avoir un passeport valide

C’est bien important de vérifier la date d’expiration en plus du nombre de pages restantes dans son passeport étant donné que chaque pays a des exigences différentes à cet effet. De plus, certains pays demandent que le passeport soit encore valide quelques mois après la date de retour.

– Faire une demande pour un visa touristique dépendant de la destination choisie

Comme les Canadiens peuvent se rendre dans 101 pays sans visa, il faut vérifier que le pays visité fait bien partie de cette liste.

– Obtenir les vaccins appropriés

Par exemple, pour pouvoir entrer dans certains pays, il faut fournir un certificat de vaccination contre la fièvre jaune.

– Posséder un billet de retour

Bien que ce ne soit pas toujours imposé, il se peut qu’il faille présenter un billet de continuation ou de retour afin de satisfaire les exigences d’entrée de certains pays.

Qu’en est-il de l’assurance voyage? Est-ce que c’est obligatoire?
La majorité du temps, la réponse est : non! Bien que l’assurance voyage ne soit pas obligatoire, il est fortement conseillé de souscrire à une police. Dans de rares cas, les officiers aux douanes peuvent exiger un certificat d’assurance voyage attestant qu’on peut subvenir à nos besoins en cas d’urgence médicale.

Ceci étant dit, il y a quand même quelques destinations où les Canadiens doivent fournir une preuve d’assurance voyage valide afin d’obtenir un visa de touriste. L’information sur les exigences d’entrée selon les pays se retrouve généralement sur le site web des Affaires étrangères du gouvernement. Il est fortement conseillé de vérifier cette information avec un agent d’assurance voyage.

Selon les exigences d’entrée et de sortie répertoriées par le gouvernement du Canada, voici les pays pour lesquels les Canadiens doivent présenter une preuve d’assurance voyage à l’arrivée ou pour obtenir un visa de touriste :
Aruba : « Une preuve d’assurance maladie [est] requise pour entrer à Aruba. »
Bélarus : « Pour entrer au Bélarus, vous devez prouver que vous avez une assurance médicale valide. De plus, vous devrez vous procurer au point d’entrée une assurance d’État obligatoire. »
Bulgarie : « Vous devez présenter une preuve d’assurance médicale (couverture minimale de 30 000 euros) valide dans l’Union européenne et qui couvre les coûts des soins médicaux d’urgence et du rapatriement. »
Cuba : « Vous devez présenter la preuve que vous avez une assurance maladie qui demeurera valide pendant toute la durée de votre séjour. Même si l’assurance maladie des provinces canadiennes est suffisante pour vous permettre d’entrer à Cuba, il se peut que votre régime provincial ne couvre que partiellement les frais médicaux engagés à Cuba et que vous deviez assumer les frais dont la plupart des hôpitaux exigent le paiement immédiat. Il vous est donc fortement recommandé de souscrire une assurance maladie supplémentaire. »
Îles Falkland : « Vous devriez montrer une preuve d’assurance couvrant les évacuations aériennes à concurrence de 200 000 $ US. »
Lettonie : « Vous devez démontrer aux autorités douanières que vous avez une assurance maladie qui demeurera valide pendant toute la durée de votre séjour. Si vous n’êtes pas en mesure de fournir une telle preuve, on pourrait exiger que vous souscriviez une assurance maladie auprès d’une compagnie d’assurance lettone. »
Lituanie : « Il est obligatoire pour les non-résidents de l’Union européenne (UE) d’avoir une assurance maladie. Si vous ne pouvez démontrer aux autorités douanières que vous avez une couverture d’assurance suffisante, vous devrez souscrire une assurance à court terme à votre arrivée. »
Slovaquie : « Les autorités douanières pourraient vous demander une preuve d’assurance maladie. »

Dans plusieurs pays, afin d’obtenir un visa autre que le visa touristique (qui implique habituellement un séjour prolongé dans le pays), il se peut qu’on doive également fournir une preuve d’assurance voyage valide.

Au-delà des restrictions relatives à chaque pays, certains types de voyage nécessitent aussi de souscrire à une assurance voyage. Plusieurs voyagistes, agences de voyage, compagnies offrant des safaris et des expéditions ainsi que des croisiéristes ont des exigences strictes concernant l’assurance voyage. Pour qu’une réservation soit honorée, il es t normalement obligatoire d’obtenir un contrat d’assurance voyage qui répond à leurs critères.

Ultimement, ça revient à chacun de décider ou non de se procurer une assurance voyage. Peu importe les précautions prises en voyage, il faut être conscient qu’un accident ou une catastrophe naturelle peuvent survenir sans préavis. Le choix de ne pas avoir une assurance voyage aura donc un impact majeur sur soi ainsi que sur les membres de notre famille qui devront assumer les frais médicaux si quelque chose devait nous arriver.

Sans porter son attention sur tous les risques associés au voyage, il faut se rappeler qu’acheter une assurance voyage est la décision la plus intelligente dans le processus de planification d’un voyage. Après tout, voyager devrait être une source de joie et de plaisir. Procure-toi ton assurance voyage pour tes prochaines vacances dès maintenant. Si on a les moyens de voyager alors on a sans aucun doute les moyens de souscrire à une assurance voyage. C’est probablement la seule chose qu’on transporte en voyage qu’on est content de ne jamais utiliser!

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies.

 

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Maladies tropicales : Tout ce qu’il faut savoir sur la dengue

4 December 2017

Qu’est-ce qui est pire : un moustique ou un grand requin blanc? Évidemment, les chances de se faire piquer par un moustique sont bien plus élevées qu’une attaque de requin. D’ailleurs, depuis les dernières décennies, les moustiques sont reconnus comme étant un des animaux les plus meurtriers sur la planète. Dans un environnement non tropical, ils peuvent sembler bien inoffensifs (quoique très ennuyants!), mais ailleurs dans le monde, les moustiques sont réputés pour transmettre des maladies mortelles.

Ceci ne veut pas dire pour autant qu’il faut rester enfermé chez soi avec les fenêtres fermées hermétiquement pour éviter tout contact avec des moustiques. Au contraire, il est préférable d’être bien informé et de faire preuve de prudence surtout quand on visite des pays à risques.

Qu’est-ce que la dengue?

La dengue est une maladie tropicale transmise par un moustique porteur d’un des quatre virus de la dengue, causant des symptômes similaires à la grippe. Suite à la piqûre initiale, ça peut prendre de trois à quatorze jours pour développer les symptômes du virus. Dans les cas les plus sévères, la dengue peut occasionnellement se transformer en dengue hémorragique.

Dans quelles régions la dengue est-elle endémique?

Selon les conseils de santé et sécurité en voyage émis par le Gouvernement du Canada, la dengue « est répandue dans certaines régions de l’Afrique, de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud, des Caraïbes, de la Méditerranée orientale, de l’Asie du Sud, de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie. »

Les moustiques porteurs du virus sont généralement présents en zone urbaine et en banlieue. Le Centers for Disease Control and Prevention estime qu’environ 40 % de la population mondiale vit dans des régions présentant un risque de transmission de la dengue . Il est préférable de visiter une clinique du voyageur avant le départ afin d’obtenir plus de détails sur les zones à risques ainsi que pour toutes autres recommandations relatives à l’état de santé.

Comment prévenir la dengue?

Contrairement à la malaria, il n’existe pas de vaccins ou de médicaments contre la dengue. Sans être pris de panique chaque fois qu’on se fait piquer par un moustique, il existe, avant toute chose, des moyens pour réduire les risques de se faire piquer.

• Éviter certaines périodes de la journée :
Pour les moustiques porteurs du virus de la dengue, ceci veut dire aux alentours du lever et du coucher du soleil. Durant ces périodes, il est préférable de rester à l’intérieur ou de se vêtir adéquatement.
• Se couvrir :
Pendant les périodes de pointe, il faut privilégier les vêtements amples de couleur pâle qui couvrent tout le corps. Il ne faut pas oublier de se protéger les pieds avec des souliers fermés et un foulard pour le cou si nécessaire.
• Choisir des endroits climatisés:
Il est recommandé d’opter pour des chambres avec la climatisation. Celles-ci sont généralement plus hermétiques donc offrent une plus grande protection contre les moustiques. Dans le cas échéant, il faut s’assurer que les fenêtres ont une moustiquaire. Pour une protection additionnelle, il est également possible de dormir sous une moustiquaire (à noter : il faut vérifier avec l’hôtel à l’avance pour s’assurer qu’il en fournisse une).
• Garder une bonne circulation d’air :
Les moustiques, n’étant pas très forts, sont facilement rebutés par une brise ou un courant d’air. Pour les tenir éloignés, on peut utiliser un ventilateur dans les chambres et les aires communes.
• Porter un insectifuge avec DEET :
Certains vont préférer utiliser des produits naturels, mais il faut savoir que le DEET est reconnu comme étant le produit le plus puissant et le plus efficace contre les piqûres de moustiques. Le DEET devrait être appliqué uniquement sur les parties exposées du corps. Sinon, il y a aussi les produits à base d’icaridine/picaridine qui sont plus sécuritaires pour les enfants.
• Rester loin des endroits avec de l’eau stagnante :
Les moustiques pondent leurs œufs dans des endroits avec de l’eau stagnante comme un étang, une piscine pour enfants, des sceaux, des vases à fleurs ou tout contenant qui recueille l’eau de pluie. Pour éviter une infestation, il est recommandé de toujours vider ces bassins.

Comment reconnaître les symptômes de la dengue?

Dans les cas bénins de la dengue, les symptômes durent habituellement de deux à sept jours. N’importe qui ayant déjà contracté le virus peut affirmer qu’attraper la dengue c’est comme se faire frapper par un train!
Voici les symptômes qu’il faut surveiller, particulièrement suite à une piqûre de moustique dans une région à risque :
• Forte fièvre (n’importe quoi au-dessus de 38,5 °C devrait être considéré comme grave)
• Mal de tête intense
• Douleur derrière les yeux
• Douleur aux joints, muscles et os
• Fatigue (qui peut se transformer en léthargie)
• Nausée (pouvant aussi causer des vomissements)
• Éruption cutanée (se présente habituellement comme une rougeur à l’estomac)
• Saignements légers dans certains cas plus sévères

Si ces symptômes persistent pendant plus de 72 heures, il est conseillé de solliciter immédiatement de l’aide médicale.

Comment traiter la dengue?

Malheureusement, il n’y a pas de traitements disponibles contre une infection de la dengue. Seule une visite chez un médecin va permettre de déterminer, grâce à des tests, si la maladie a été contractée ou non. Ceci étant dit, il est important d’avoir en sa possession une police d’assurance voyage adéquate avant de consulter un médecin à l’étranger. Juste le fait d’obtenir une simple intraveineuse pour traiter les symptômes de déshydratation causés par le virus peut rapidement coûter très cher. Procure-toi une assurance voyage avant ton départ dès maintenant.

Les symptômes de la dengue peuvent être atténués avec l’aide d’analgésiques, en restant hydraté et avec beaucoup de repos. Il faut cependant se tenir à l’écart de certains comprimés comme l’aspirine, l’ibuprofène (Advil et Motrin) et le naproxène sodique (Aleve) qui peuvent causer des effets indésirables sur les symptômes de la dengue. Pour réduire la fièvre et la douleur, il est préférable d’utiliser un acétaminophène (Tylenol). Dans tous les cas, il vaut mieux consulter un pharmacien ou un docteur en cas de doute.

Étant donné l’étendue de la portée du virus de la dengue, il serait malheureux d’éviter complètement de voyager. En suivant ces précautions, en sachant reconnaître les symptômes et en prenant les mesures nécessaires en cas d’infection, il est non seulement possible, mais sécuritaire d’explorer le monde autour de nous. Mets tes pantalons et ton chandail à manches longues, asperge-toi d’insectifuge et va profiter de ce magnifique coucher de soleil!

« Dengue ». Gouvernement du Canada, 27 avril 2016, https://voyage.gc.ca/voyager/sante-securite/maladies/dengue. Accédé le 28 juin 2017.
« Dengue – Epidemiology. » Centers for Disease Control and Prevention, 9 juin 2014, www.cdc.gov/dengue/epidemiology/index.html. Accédé le 28 juin 2017.

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies.

 

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Les questions les plus courantes sur l’assurance voyage

12 September 2017

Souscrire ou ne pas souscrire à une assurance voyage, telle est la question. Alors que plusieurs pensent déjà à leur prochain voyage, soit en phase initiale de la planification du budget ou en tant que décision de dernière minute, le choix d’acheter ou non une assurance voyage va invariablement faire surface.

Pour certains, ça peut sembler comme une dépense inutile pour les raisons suivantes :
– Ils prévoient seulement un court séjour;
– Ils sont en bonne santé;
– Ils ne vont pas participer à des activités risquées;
– Toutes autres excuses qui valident le fait de ne pas se procurer une assurance voyage.
Il n’y a rien de plus insensé surtout en sachant que le but premier d’une assurance voyage est d’offrir une couverture pour toutes situations imprévisibles qui pourraient survenir.

Maintenant que c’est établi qu’on ne devrait pas voyager sans assurance voyage, comment fait-on pour prendre une décision informée à ce sujet? Voici les questions les plus fréquentes concernant l’assurance voyage :

Est-ce que l’assurance voyage est obligatoire?

En temps normal, il n’est pas requis d’avoir une assurance voyage pour visiter un pays avec un visa de touriste. Il est préférable de vérifier les exigences d’entrée de chaque destination au préalable afin de confirmer cette information. À noter : pour certains types de visas, comme le visa vacances-travail par exemple, il faut démontrer une preuve de police d’assurance voyage pour obtenir l’approbation.

Dans tous les cas, il n’est pas obligatoire d’avoir une assurance voyage, mais c’est fortement recommandé. C’est le genre d’achat pour lequel on pense que ce n’est pas nécessaire jusqu’à temps d’en avoir réellement besoin. Procure-toi ton assurance voyage en prévision de ton prochain voyage dès maintenant.

Les pays européens de la zone Schengen imposent aux voyageurs ayant besoin d’un visa d’entrée, dit visa Schengen, d’être détenteur d’une assurance voyage avec une couverture minimale de 30 000 euros. Les voyageurs canadiens ne sont pas soumis à cette exigence.

Quels sont les différents types d’assurances voyage?

Peu importe la situation ou le style de voyage, il y a une couverture disponible pour répondre à ces besoins. Le mieux est de contacter un agent afin de déterminer les meilleures solutions possibles dans chaque cas. D’ordre général, il existe quatre offres principales, soit : l’assurance médicale, l’assurance évacuation et rapatriement sanitaire, l’assurance annulation et interruption ainsi que l’assurance bagages. Certaines formules d’assurance offrent en complément des garanties retard de vol, accident de voyage ou responsabilité civile.

Qu’est-ce qui n’est pas couvert par l’assurance voyage?

Personne n’a envie de lire toutes les clauses de sa police d’assurance! Cependant, certaines situations font en sorte qu’une réclamation ne sera pas honorée telles que :
– Une condition médicale préexistante non déclarée (ex. maladie chronique, grossesse ou toute maladie n’ayant pas été contractée lors du voyage);
– Le défaut de présenter un rapport de police ou une preuve d’achat en cas de vol ou de perte de biens matériels;
– Tout accident causé en état d’intoxication;
– La visite d’un pays présentant un avis de risque élevé;
– La pratique de certains sports extrêmes;
– Etc.
Il est primordial de valider avec un agent d’assurance voyage quelles sont les exclusions, les conditions et les limites de la police d’assurance.

Est-ce que la couverture offerte par une carte de crédit est suffisante?

L’assurance voyage fournie par les compagnies de carte de crédit doit être prise avec prudence. Il est important de bien comprendre le contrat ainsi que les limites de la police d’assurance. Certaines cartes de crédit vont couvrir seulement jusqu’à un nombre maximum de jours (par exemple, les 14 premiers jours d’un voyage) alors que d’autres couvrent uniquement les réservations faites avec la carte (ex. Vols, hôtels, etc.). Une bonne compréhension de la police offerte va permettre d’évaluer si une couverture complémentaire avec une compagnie d’assurance voyage externe est nécessaire.

La garantie accident de vol aérien se retrouve de moins en moins dans les assurances voyages des nouvelles cartes de crédit. Seules les polices d’assurance voyage multirisque souscrites auprès des courtiers et des compagnies d’assurances assurent de retrouver cette garantie par exemple.

Quel est le meilleur moment pour souscrire à une assurance voyage?

Peu importe le choix de la police, il est recommandé de souscrire à une assurance voyage dès que les plans de voyage sont officialisés ou que les vols et/ou hôtels ont été réservés. Obtenir une soumission d’assurance voyage devrait être au même niveau de priorité que la recherche de vols ou de logement. C’est une étape qu’il ne faut pas prendre à la légère et qui devrait être effectué dès le début de la planification voyage.

Combien ça coûte une assurance voyage?

Le prix d’une police d’assurance voyage diffère grandement en fonction de :
– L’âge du voyageur;
– La durée du voyage;
– Le type de voyage/voyageur (ex. expatrié, snowbird, étudiant en échange, etc.);
– La destination (si ça inclut ou non le Canada et les États-Unis);
– L’état de santé de la personne assurée.

Lors de la planification budgétaire, il ne faut pas négliger l’importance de souscrire à une assurance voyage. Ceux qui estiment qu’ils n’ont pas assez d’argent pour se payer une assurance voyage ne devraient peut-être pas voyager en premier lieu. Les frais encourus pour des services médicaux d’urgence à l’étranger sont assez pour hypothéquer un futur. Pour seulement quelques dollars par jour, on peut se procurer une assurance voyage et ainsi avoir l’esprit en paix.

Voyager, aussi palpitant et excitant que ça puisse être, ne devrait en aucun cas devenir une source de stress. Le simple fait de partir avec une assurance voyage va permettre de se relaxer pour profiter de la beauté de notre planète et de la diversité des cultures étrangères.

Article rédigé par l’équipe de Nomad Junkies.

 

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Comment faire une réclamation médicale en voyage ?

18 October 2016

La mauvaise presse des assurances lors du paiement des réclamations

Toute personne assurée s’est déjà vu dire que les compagnies d’assurance ne remboursent pas toujours correctement lorsqu’un accident survient. Même si les règles de remboursement sont listées précisément mais de manière fastidieuse dans les contrats d’assurance, il peut demeurer une arrière-pensée sur le risque de ne pas bénéficier de la couverture à laquelle on aurait droit en s’acquittant de la prime d’assurance.

Ce biais peut provenir de plusieurs sources. L’une des situations est que l’assuré a mal interprété la couverture de laquelle il pensait bénéficier. Le rôle d’un courtier ou d’un représentant en assurance est crucial car il est l’interlocuteur privilégié pour comprendre les besoins d’un voyageur et l’informer adéquatement des garanties mais aussi des restrictions et des exclusions. Une autre situation est que le voyageur s’est exposé à un risque dont il avait oublié qu’il n’était pas prévu à son contrat d’assurance voyage. Enfin, une dernière situation est parfois que le voyageur assuré n’a pas évalué correctement son état de santé au préalable par rapport aux conditions convenues dans son contrat d’assurance voyage pour le volet soins médicaux d’urgence à l’étranger.

Les réclamations ne sont peut-être pas toujours faciles à finaliser, mais si les règles ont été bien énoncées lors de la vente de l’assurance et si elles ont été bien suivies par l’assuré, il n’y a pas de raisons pour qu’un assureur ne paie pas lors d’un sinistre.

Les restrictions et les exclusions courantes en assurance voyage

Qu’il s’agisse d’assurance voyage avec ou sans questionnaire médical, tout contrat comporte des dispositions quant à l’état de santé préalable du voyageur avant sa date de départ ou la date d’entrée en vigueur selon. En outre, tout voyageur se doit de garder à l’esprit certaines exclusions générales relatives à la majorité des produits. Beaucoup de voyageurs les ignorent et par conséquent cela ouvre la porte à un litige lors d’une présentation d’une demande de règlement médical.

Les produits d’assurance voyage ne couvrent pas habituellement :

  1. les sports à risque ;
  2. les activités de sport professionnel rémunérées ;
  3. les courses de vitesse ou d’endurance ;
  4. le pilotage d’un aéronef ou une envolée comme passager payant dans un appareil autre qu’un transporteur public ;
  5. les pays, les régions ou les villes dans lesquels les Affaires étrangères du Canada émettent un avertissement de ne pas séjourner ;
  6. et dans certains cas le travail rémunéré (certains produits d’assurance voyage pour snowbirds ne couvrent pas les gens qui travaillent contre rémunération).

Les exclusions qui peuvent par contre toucher davantage l’ensemble des voyageurs sont :

  1. un traitement facultatif (un soin médical qui peut attendre le retour de voyage) ;
  2. un voyage entrepris dans le but de recevoir des traitements médicaux ;
  3. la dissimulation ou la déclaration délibérément erronée relative à une assurance ou à la présentation d’une réclamation ;
  4. usage de drogues, abus de médicaments ou d’alcool qui entraîne directement ou    indirectement une réclamation ;
  5. tentative de suicide ou automutilation ;
  6. les troubles mentaux ou émotifs, l’anxiété, le stress ou la dépression à moins de devoir être hospitalisé. Ici, il faut préciser que certains produits d’assurance-voyage ne couvrent jamais les problèmes mentaux ou psychologiques, car ils ne sont pas considérés comme une urgence médicale.

De toutes ces exclusions, celle qui cause le plus souvent problème, c’est l’abus d’alcool.

Si vous entrez à l’urgence à la suite d’un accident aussi banal qu’une chute amenant un coup à la tête, une entaille au-dessus d’un œil ou encore une cheville foulée, et si on pense que vous dépassez la limite d’alcool permise et qu’à la suite d’une prise de sang le résultat se situe au-dessus de la limite légale, la compagnie d’assurance est en droit de ne pas payer vos frais médicaux afférents.

De l’importance d’appeler le numéro d’urgence de l’assurance avant toute consultation médicale

Le fait de ne pas appeler le centre d’assistance avant de consulter (à moins d’une situation médicale grave ou d’une admission hospitalière en extrême urgence) peut vous créer des surprises désagréables, comme par exemple le non-paiement de la réclamation. En contactant le centre d’assistance, les intervenants vous diront immédiatement comment procéder, ce qui vous évitera de faire des faux pas. Les numéros d’urgence à composer sont listés sur votre certificat d’assurance et dans votre police d’assurance détaillant la portée exacte de la couverture souscrite.

De l’importance de disposer d’une carte d’assurance-maladie valide

Quel que soit votre province ou territoire de résidence, vous disposez normalement d’une inscription à un régime public d’assurance. Celui-ci vous a remis une carte d’assurance-maladie. Elle doit toujours être en vigueur, car lors d’une réclamation en voyage à l’étranger, l’assureur vérifie si vous êtes bien en règle. Si par malheur votre carte n’est plus valide, votre réclamation médicale risque fort d’être refusée ou le niveau des prestations de remboursement drastiquement réduit.

La meilleure façon d’éviter les problèmes de réclamations médicales en voyage est de bien lire votre police d’assurance avant le départ et de poser toutes les questions pertinentes à votre courtier ou à votre représentant en assurance.

7 clés pour comprendre le permis de conduire international

2 October 2016

1. Qu’est-ce qu’un permis de conduire international ?

Le permis de conduire international ou PCI est la traduction en dix langues des informations de son permis de conduire usuel. Les langues sont l’anglais, le français, l’espagnol, le russe, le chinois, l’allemand, l’arabe, l’italien, le suédois et le portugais. Le titulaire dispose ainsi d’une nouvelle pièce d’identité avec photo en complément de ses autres documents d’identité. De plus, la plupart des compagnies de location de voitures demanderont un PCI, même s’il n’est pas requis pour conduire dans le pays visité. Le permis de conduire international n’est pas valable dans l’état ou la province où le titulaire a établi sa résidence principale. Celui-ci doit faire les démarches officielles en vue de l’obtention d’un permis réglementaire pour l’état ou la province de résidence. Le permis de conduire international ou PCI est un titre de conduite là où l’on est qualifié de non-résident.

2. Un automobiliste canadien a-t-il besoin d’un PCI en Amérique du Nord ?

Le permis de conduire international a été créé dans le cadre d’une convention de l’ONU sur la circulation routière en 1949. Ce document est reconnu dans tous les pays signataires de cette convention. Si certains n’ont pas signé cette convention, le PCI est souvent accepté sur leur territoire.
Pour les Canadiens, le PCI est habituellement requis à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Normalement, les permis de conduire canadiens sont suffisants pour circuler aux États-Unis ou au Mexique. Malheureusement, sans exiger explicitement ce fameux permis de conduire international, certains états américains avaient adopté une législation qui n’acceptait pas les permis non rédigés en anglais. Cela a un impact direct pour les résidents du Québec.

L’état américain de la Géorgie est un passage presque obligé pour ceux voyageant en voiture à destination de la Floride. De nombreux retraités canadiens, nommés couramment les snowbirds, risquaient d’être confrontés à la législation locale concernant les permis de conduire. En effet, tout automobiliste circulant dans cet état devait disposer d’un permis de conduire rédigé en anglais. Cela entraînait de facto une impossibilité pour les Québécois de rouler localement avec leurs permis de conduire libellés en français. Les autorités géorgiennes semblaient imposer rarement une amende aux automobilistes ne détenant qu’un permis québécois. Mise en sursis depuis, cette loi sera abrogée fin 2016, ce qui permettra aux automobilistes québécois de présenter leur passeport et leur permis de conduire du Québec en cas de besoin. À partir du 1er janvier 2017, la Géorgie n’exigera plus qu’on présente à ses agents un permis de conduire international si le permis de conduire détenu est rédigé dans une autre langue que l’anglais. La présentation du passeport canadien avec le permis de conduire québécois rédigé uniquement en français seront recevables pour les autorités locales. Il ne sera plus nécessaire pour un Québécois de disposer d’un permis de conduire international en Géorgie.

3. Comment s’informer au sujet des permis selon les pays visités ?

Outre les conseils aux voyageurs, le ministère des affaires étrangères canadiens informe sur la nécessité ou non de se procurer au préalable un permis de conduire international. L’information est précisée dans l’onglet “Lois et coutumes” de chaque fiche pays. Pour consulter les renseignements par pays, veuillez suivre le lien suivant : https://voyage.gc.ca/voyager/avertissements.

4. Où se procurer un permis de conduire international ?

Pour les résidents canadiens, la CAA est la seule instance canadienne autorisée à émettre et à délivrer le permis de conduire international.

Un permis de conduire international n’est valide que pour une durée d’un an à partir de la date de délivrance. Les automobilistes doivent présenter une nouvelle demande chaque fois qu’un autre PCI est nécessaire.

5. Quelles sont les conditions pour obtenir un PCI ?

Un voyageur canadien souhaitant utiliser un véhicule routier dans un pays exigeant le permis de conduire international doit être âgé d’au minimum 18 ans. Il doit, par ailleurs, détenir un permis de conduire canadien valide et sans restriction. Les automobilistes canadiens qui ne peuvent obtenir un PCI sont ceux qui ne détiennent qu’un permis temporaire (ou d’apprentissage) et ceux qui se sont vus retirer leur permis pour cause d’infractions au code de la route.

Le permis de conduire international ne s’applique pas à une catégorie de véhicules dont le permis canadien détenu par l’automobiliste n’autorise pas la conduite.

6. Quel est le coût de ce permis de conduire ?

L’automobiliste canadien peut se présenter à son club CAA local avec les documents requis (une photocopie recto-verso du permis de conduire en règle émis par sa province de résidence, deux photographies passeport et le formulaire de demande de PCI de la CAA).

Le coût est actuellement de 25$ (sujet à changement sans préavis de la part de CAA).

Vous pouvez également en faire la demande par la poste. Une demande envoyée par la poste doit inclure le paiement des frais soit par carte de crédit ou sous forme de traite bancaire, de mandat ou de chèque en fonds canadiens provenant d’une institution financière canadienne payable à votre club CAA local.

Il faut savoir que le PCI ne sera pas délivré plus tôt qu’un mois avant la date de départ. Le PCI est valide pour un an, à compter de sa date de délivrance. Nul besoin d’être membre de la CAA pour en faire la demande!

7. Que se passe-t-il si on reste à l’étranger plus d’un an ?

Si le séjour à l’étranger dépasse un an et que votre PCI expire, vous pouvez en demander un nouveau, à la condition que votre permis de conduire canadien soit toujours valide. Votre nouveau permis de conduire international sera alors posté à l’étranger, à vos frais.

La RAMQ et le voyage à l’extérieur du Québec

15 September 2016

Voyager à l’extérieur du Québec implique de nombreuses règles avec son régime provincial de santé. La Régie de l’assurance-maladie du Québec offre une prise en charge de la majorité des frais médicaux en cas d’accident ou de maladie survenant sur le territoire de la province. Cependant, les Québécois inscrits à la RAMQ ignorent souvent que dès qu’ils quittent le territoire du Québec, pour se rendre dans une autre province canadienne ou dans un pays autre que le Canada, les normes de remboursement à la suite d’un problème médical vont varier.

Remboursement des frais médicaux ailleurs au Canada

Les voyageurs titulaires d’une carte d’assurance maladie valide de la RAMQ peuvent se prévaloir d’un remboursement pour les services de santé reçus dans une autre province canadienne. Toutefois, les remboursements ne seront que partiels. Certains services ne sont pas couverts par le régime d’assurance maladie.

La Régie de l’assurance maladie rembourse les services médicaux dispensés par un médecin, un dentiste ou un optométriste jusqu’à concurrence des tarifs en vigueur au Québec. Donc si les voyageurs ne disposent pas d’une assurance voyage souscrite auprès d’un assureur, les frais non remboursés par la RAMQ seront à leur charge.

Le système de santé pancanadien

Le Canada offre un système de santé pancanadien. Ainsi, les services hospitaliers sont entièrement couverts. Ces services incluent les services liés à un séjour à l’hôpital ou les services rendus à la consultation externe d’un hôpital (soins infirmiers, actes diagnostiques, hébergement en salle et médicaments administrés pendant l’hospitalisation).

Par contre, il faut savoir que les actes médicaux, comme les chirurgies, les visites chez le médecin, etc., sont rémunérés à la tarification du Québec. Si un voyageur doit subir une intervention quelconque, il devra probablement payer des excédents puisque les frais de service du Québec sont souvent moins élevés que dans certaines autres provinces au Canada.

Il faut aussi penser au rapatriement dans la province du Québec. Si le voyageur doit être hospitalisé pour une longue période, il souhaitera probablement être proche des siens. Les frais de retour au Québec peuvent être assez onéreux. À la lumière de cette information, une assurance voyage, même au Canada, est très utile.

Remboursement des frais médicaux pour un voyage à l’extérieur du Canada

Faisant suite aux points exposés précédemment, il va de soi que pour un bénéficiaire de la RAMQ en partance pour n’importe où dans le monde, un plan d’assurance voyage devient encore plus important puisque les frais médicaux sont généralement encore plus élevés à l’étranger pour les non-résidents. Les montants versés par le Québec sont minimes alors que les montants peuvent être astronomiques dans certains pays. La Régie de l’assurance maladie rembourse les services hospitaliers fournis à la suite d’une maladie soudaine ou d’un accident selon des montants établis, soit :
• Jusqu’à concurrence de 100 $ CA par jour d’hospitalisation ;
• Jusqu’à concurrence de 50 $ CA par jour pour les soins reçus à la consultation externe d’un hôpital.
La Régie rembourse aussi jusqu’à 220 $ CA pour un traitement d’hémodialyse et pour les médicaments qui y sont rattachés, que la personne soit hospitalisée ou non.

Les ententes de réciprocité en matière de sécurité sociale avec d’autres pays

Des ententes de réciprocité en matière de sécurité sociale ont été signées entre le gouvernement du Québec et la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, la Grèce, le Luxembourg, la Norvège, le Portugal, la Roumanie et la Suède. Elles ne bénéficient aux voyageurs québécois que pour des longs séjours dans ces pays afin d’être couverts par le régime d’assurance maladie offert dans ces pays, tout en évitant une période d’attente avant d’avoir droit à la protection offerte. Des démarches sont à entreprendre préalablement auprès de la RAMQ.

L’incidence de la durée du voyage auprès de la RAMQ

Toute personne voyageant à l’extérieur du Québec et souhaitant bénéficier d’une assurance voyage privée pour couvrir tous ses frais médicaux d’urgence doit s’assurer de conserver sa carte de la RAMQ valide pendant toute la durée du voyage. En effet, tout voyageur doit respecter certaines règles :
• Le Québec autorise à voyager hors de la province pendant 182 jours par année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre ;
• Les voyages de 21 jours et moins ne sont pas comptabilisés.
1er exemple :
a) En janvier, vous partez 120 jours pour la Floride.
b) En juillet, vous allez passer 15 jours à Old Orchard.
c) Total de l’année : 120 jours.

2e exemple :
Vous voulez repartir pour la Floride fin octobre. Si vous étiez en Floride au début de la même année, assurez-vous de bien calculer vos jours utilisés depuis le 1er janvier de façon à ne pas dépasser vos 182 jours de l’année civile.

Autre précision concernant le décompte de jours :
• Dès que vous quittez le Québec, les jours s’additionnent même si vous demeurez au Canada.
• Il faut également savoir que le Québec autorise les personnes inscrites à la RAMQ à quitter la province plus de 182 jours une fois tous les 7 ans (année septennale) sans perdre ses droits à la carte d’assurance-maladie. Une demande doit être faite auprès de la RAMQ.